Zoo de Pont-Scorff : 10 000 personnes pour soutenir le projet de reprise de Sea Shepherd France

Aidez-nous à faire de cet ancien zoo, le premier centre de soins pour animaux marins de Sea Shepherd au monde (phoques, oiseaux marins, tortues…), mais aussi un lieu de réhabilitation d’animaux sauvages et une plateforme d’échanges et d’enrichissements écologiques et culturels.

Le fonctionnement du site (alimentation et soins des animaux, factures diverses, assurances et salaires des soigneurs…) s’élève à un coût mensuel de 60 000 euros. Si 10 000 personnes font un don de 6 euros par mois, les frais de fonctionnement sont assurés.

bt don mission

Captures de dauphins : le Conseil d’Etat botte en touche.

Le Juge du Conseil d’Etat a estimé que puisque que les mesures de protection des dauphins (fermeture de zones de pêche) n’ont d’efficacité que si elles sont inscrites dans le long terme, il n’était dès lors pas de sa compétence de prendre une mesure d’urgence et par nature, temporaire.

Si on résume, cela signifie que tant qu’on n’a pas décidé de protéger les dauphins sur le long terme, il ne sert à rien de leur accorder un sursis. Tous ceux qui auraient pu être épargnés par cette mesure d’urgence vont donc mourir.

Le juge ne s’est pas prononcé sur la mise en œuvre du principe de précaution que nous avions longuement développé et qu’il relève pourtant dans sa décision « les incertitudes scientifiques sur l’abondance de la population ». L’application du principe de précaution aurait dû amener le juge à prononcer des mesures minimales d’urgence, d’autant que les scientifiques alertent sur le fait que si la diminution de la population de dauphins est visible, c’est qu’il est déjà trop tard. Des mesures d’urgence ont pour but d’éviter à tous prix d’atteindre ce point de non retour, équivalent au déclenchement d’un processus d’extinction que nous ne serions plus en mesure de stopper.

Nous regrettons cette décision, l’occasion manquée d’accorder aux dauphins un sursis pourtant indispensable, en attendant la mise en place de mesures pérennes… Toutes aussi urgentes.

Nous ne nous laissons pas décourager par cette décision et restons plus que jamais mobilisés en mer, dans les tribunaux, les médias et les réseaux sociaux. Jusqu’à ce que de vraies mesures soient prises et tant qu’il restera des dauphins.

Lire sur le site du Conseil.

Captures de dauphins : le Conseil d’État va trancher suite à une plainte de Sea Shepherd

Face aux milliers de dauphins capturés par les engins de pêche au large des côtes françaises et l’inaction du Ministère de la Mer, Sea Shepherd a engagé « un référé liberté » et obtenu une audience devant le Conseil D’État.

Sea Shepherd entend démontrer que l’inaction du Ministère de la Mer constitue une « atteinte au droit à un environnement sain ». Les scientifiques qui tirent la sonnette d’alarme depuis des années, ne sont pas entendus par les pouvoirs publics. Depuis 2016, nous battons chaque année des records d’échouages.

« Les dauphins sont au sommet de la chaine alimentaire. Ils jouent un rôle fondamental dans l’équilibre de l’écosystème marin. Leur disparition annoncée par les scientifiques, entrainerait un effondrement en cascade de la biodiversité marine avec des conséquences catastrophiques et irréversibles pour nous tous » déclare Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France.

Les recours en référé liberté ne font pas toujours l’objet d’une audience. Mais la Haute Juridiction a accepté d’en organiser une en urgence afin de se prononcer sur cette question fondamentale.

Sea Shepherd demande au juge administratif d’imposer des mesures visant à limiter les captures de mammifères marins, notamment des dauphins communs, afin d’éviter « l’extinction programmée » de l’espèce.

Nous demandons notamment que le Ministère de la Mer entérine les recommandations scientifiques suivantes :

la fermeture spatio-temporelle des activités de pêche durant les périodes préconisées par le CIEM

la mise en œuvre de dispositif de Remote e-monitoring obligatoire. (Surveillance par des caméras embarquées)

embarquement obligatoire d’observateurs (lorsque cela est techniquement possible)

le prononcé de sanctions du fait des captures, celles-ci pouvant être considérées comme des captures prévisibles au sens de la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union européenne

L’audience aura lieu mardi matin à 11h au Conseil D’État.

Sea Shepherd victime d’attaques en mer en France

Les équipes de l’ONG ont été une nouvelle fois victimes d’attaques d’une rare violence, le 25 février au large des Sables d’Olonne. Ces attaques répétées mettent en danger la vie des équipages de Sea Shepherd et visent à rompre toute observation pacifique des bateaux de pêche. Ces observations permettent de limiter le nombre de captures accidentelles et de fournir des données scientifiques aux pouvoirs publics.

Les faits

Tirs de paintball, jets de projectiles en tout genre blessant notre équipage à coup de pierre, manœuvres dangereuses… Ces attaques inqualifiables à l’encontre de nos équipes ternissent l’image de tout un secteur. « Ces agressions sont d’une rare violence. Les pêcheurs en question sont fermés à tout dialogue et font des manœuvres en mer extrêmement dangereuses pour nos équipes » déclare Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France. L’ONG a porté plainte contre ces pêcheurs qui intimident et agressent les bénévoles de l’organisation.Cliquez ici pour ouvrir la visionneuse

Les pêcheurs qui collaborent avec Sea Shepherd de plus en plus nombreux

Sea Shepherd tient à saluer l’esprit constructif et le grand professionnalisme qui règnent avec certains pêcheurs français. Grâce à cette proximité toujours bienveillante, l’ONG et les pêcheurs prouvent qu’ils peuvent œuvrer ensemble, à la protection de la biodiversité marine et plus particulièrement à celle des dauphins victimes de captures ou échouages quotidiens sur les côtes françaises durant cette saison. « Nous sommes rassurés par l’attitude très constructive et conciliante de certains pêcheurs, que ce soit en mer ou à quai. Ils comprennent tout à fait l’objectif de nos opérations en mer : documenter le nombre d’asphyxies de dauphins lors des remontées de filet pour mieux les protéger, en leur réservant par exemple des zones et des périodes de repos biologique durant lesquelles les bateaux de pêches ne peuvent plus naviguer » rajoute la présidente de l’ONG.

Le combat de Sea Shepherd pour les dauphins français continue

En plus de ses patrouilles en mer et de son recensement des échouages de dauphins et de leur captures accidentelles, Sea Shepherd n’a eu de cesse d’alerter le Ministère de la Mer avec des données documentées et irréfutables pour protéger les dauphins français, avant leur éradication définitive du littoral de l’Hexagone.
Avec 45 000 kilomètres de filets déployés chaque jour, la France est parmi les plus mauvais élèves de l’Union Européenne en matière de protection des cétacés. « Depuis le 1er janvier, près de 450 petits cétacés se sont échoués sur la façade Atlantique selon l’observatoire Pélagis avec lequel nous échangeons régulièrement. Cette hémorragie doit cesser et nous appelons solennellement la Ministre de la Mer, Annick Girardin à sortir des déclarations d’intention et à agir maintenant » conclut Lamya Essemlali.

Réponse de Sea Shepherd au gérant de Bretagne Zoo

Malgré notre volonté de garder tout ce qui suit dans la sphère du domaine privé et afin de ne pas décevoir tous ceux qui soutiennent ce projet, nous sommes aujourd’hui contraints et forcés de partager certains éléments importants en réponse aux interrogations suscitées par les accusations portées à notre égard. Accusations pour lesquelles nous poursuivons les auteurs en diffamation.

En effet, hier, Jérôme Pensu, se faisant passer pour « Rewild » a envoyé un communiqué de presse hostile et mensonger envers Sea Shepherd France et sa présidente, Lamya Essemlali. Cette dernière est nommément accusée d’avoir voulu « réaliser une OPA hostile sur Rewild » prise selon eux d’une soudaine « soif de pouvoir ». Le communiqué en question ne fait que relayer publiquement les accusations distillées depuis des semaines par Jérôme Pensu, gérant de la SARL Bretagne Zoo, rachetée par Rewild en décembre 2019 et récemment placée en redressement judiciaire.

Et pourtant, contrairement à ce que les auteurs du communiqué tentent de faire croire, il n’y a aucun conflit entre Sea Shepherd et Rewild, bien au contraire. A aucun moment, ils ne se soucient du fait que leur sortie médiatique puisse causer du tort à Rewild et à l’image de la protection animale dans son ensemble.

Mais pourquoi Jérôme Pensu, épaulé par Lorane Mouzon et Gilles Moyne (tous deux capacitaires du Centre de Soins Athénas) se présentent-ils aujourd’hui comme les représentants légaux de Rewild ? Et pourquoi attaquent-ils publiquement Sea Shepherd France et Lamya Essemlali ? Eléments de réponse :

  • L’identité de Rewild

Les membres fondateurs de Rewild actuellement en fonction au sein de Rewild sont au nombre de 3 :

  • Jean-Marc Gancille
  • Jérôme Bonnard (également créateur du logo de Rewild)
  • Pierre Douay

Le conseil d’administration est composé comme suit :

  • Jean-Marc Gancille et Lamya Essemlali, co-président(e)s
  • Jérôme Bonnard, secrétaire
  • Pierre Douay, trésorier

Lorane Mouzon a démissionné de Rewild en date du 10 février dernier (suite au retrait public du Centre Athénas de Rewild) et Jérôme Pensu et Gilles Moyne n’ont à ce jour aucun statut au sein de l’association Rewild.

Pour les membres fondateurs et membres du bureau de Rewild, Jean Marc Gancille, Pierre Douay et Jérôme Bonnard :

« Les tentatives désespérées d’une équipe aux abois pour réécrire l’histoire et faire porter la responsabilité d’un naufrage dont ils sont comptables sur ceux qui ont précisément tout tenté pour l’éviter est profondément pathétique. Nous réaffirmons avec force notre confiance et notre soutien au projet de reprise de Rewild par Sea Shepherd, seule organisation légitime et crédible pour conserver l’esprit initial du projet, mobiliser des moyens adaptés aux défis à venir et pérenniser cette aventure hors du commun. »

  • Retour sur la chronologie des faits

En décembre 2019, Sea Shepherd France mobilise son réseau et Lamya Essemlali sollicite le soutien du journaliste Hugo Clément pour lancer une cagnotte dont le but est de financer le rachat du zoo de Pont-Scorff, projet porté par une association indépendante nouvellement créée : Rewild.

L’objectif est alors d’offrir aux animaux du zoo un processus de réhabilitation pour ceux qui remplissent les critères sanitaires, génétiques et comportementaux pour un retour en milieu naturel et une sanctuarisation pour ceux qui sont inaptes. La structure doit également accueillir des animaux victimes de trafic en vue de les réhabiliter ou de les sanctuariser.

  • La problématique financière : les dons absents au rendez-vous

Malgré une cagnotte de lancement au succès fulgurant (26 000 donateurs issus de 62 pays et plus de 700 000 euros levés en quelques jours!) grâce au réseau de Sea Shepherd et d’Hugo Clément, aucune réhabilitation, aucun relâché, ni aucune sanctuarisation n’ont eu lieu pendant l’année 2020 et la levée de fonds au long cours sur laquelle devait pouvoir s’appuyer Rewild n’a donc pas eu lieu.

Encore une fois si la pandémie n’a pas facilité les choses, le plus gros obstacle est demeuré le gérant qui dans une volonté de contrôle totalitaire et absolu n’a laissé aucune marge de manœuvre à quiconque et a bloqué toutes les avancées possibles. Karine Demure, bénévole en charge des relations avec les réserves, sanctuaires, vétérinaires et centres de soins à l’international depuis 8 mois décrit ainsi son travail avec le gérant : « Si M Pensu n’est pas à l’origine de la proposition, il s’en désintéresse et celle-ci est automatiquement rejetée. Lorsque j’ai trouvé une compagnie spécialisée prête à prendre en charge très rapidement le transport aérien d’animaux, il a refusé, a dit vouloir attendre, et les animaux ne sont jamais partis (…) Plusieurs demandes d’autorisation auprès de la CITES, ou de certificats sanitaires ont mis des semaines à aboutir, et ont nécessité de nombreuses relances, voir la mise en place de stratégies pour obtenir les documents sans faire d’esclandre. Certains documents nécessaires au départ d’animaux n’ont jamais été demandés par M Pensu, seul détenteur des codes de l’application I-CITES. »

La conséquence de cette attitude a été que Sea Shepherd qui ne s’y était pourtant jamais engagé a décidé d’aider financièrement et humainement Rewild pour compenser l’absence de dons afin que le projet ne périclite pas. Dans un mail en date du 5 Juillet 2020, Lamya Essemlali avertit Jérôme Pensu, Lorane Mouzon et Gilles Moyne : « Cette situation n’est pas pérenne car le but n’est pas que Rewild ponctionne Sea Shepherd. Donc l’urgence absolue est de trouver de l’argent, si vous avez des mécènes dans vos réseaux, c’est maintenant ou jamais. »

C’est finalement Lamya Essemlali qui quelques temps plus tard, mobilisera un mécène de Sea Shepherd qui contribuera à hauteur de 270 000 euros au soutien de Rewild. En un an, ni Jérôme Pensu, ni Lorane Mouzon, ni Gilles Moyne ne se sont mobilisés pour trouver des financements, ils se sont toujours entièrement reposés sur Sea Shepherd

Si Sea Shepherd avait conscience des difficultés pour Rewild à lever des fonds, en aucun cas nous n’avions connaissance du niveau de compromission financière de la société Bretagne Zoo. Certaines dettes étaient connues au moment du rachat, mais celles-ci étaient échelonnées sur plusieurs années et devaient pouvoir être remboursées sans trop de difficulté. Jérôme Pensu en a lui-même toujours minimisé l’ampleur. La situation économique présentée par le gestionnaire du projet apparaissait fondée.

Contrairement à ce que prétend le gérant, ce dernier n’a jamais alerté Lamya Essemlali du degré d’endettement de la société Bretagne Zoo et des difficultés liées notamment au fait que ce dernier a fait à plusieurs reprises des chèques sans provisions qui ont mis la société en difficulté, qu’il n’a pas payé aux échéances dues les loyers et certaines dettes, rendant ainsi exigibles immédiatement des sommes normalement étalées sur plusieurs années.

  • Des fautes de gérance plongent la société dans le rouge

Le gérant a commis plusieurs fautes de gestion citées plus haut et a sans doute précipité sa possible liquidation en refusant de payer l’assurance du zoo. Comme nous l’avons découvert il y a tout juste quelques jours, l’assurance n’a jamais été payée par le gérant de Bretagne Zoo depuis le rachat par Rewild malgré plusieurs courriers de relance et l’ancien zoo continue son activité sans être assuré depuis septembre 2020, ce qui est totalement irresponsable.

Inquiétée par certains signaux, Lamya Essemlali indique alors qu’il est nécessaire que des personnes de confiance issues de Sea Shepherd soient représentées en majorité au sein du Conseil d’Administration de Rewild afin d’avoir un pouvoir de décision qui corresponde au degré d’investissement et à la prise de risque engagés par Sea Shepherd. Il est vrai que la majorité au CA de Rewild donnait la possibilité de révoquer si besoin le gérant de Bretagne Zoo. Cette demande a été perçue par Jérôme Pensu, Lorane Mouzon et Gilles Moyne, comme une déclaration de guerre, ou plutôt comme une « tentative d’OPA hostile », inacceptable. Suite à cela, et après avoir tenté de révoquer sans succès Lamya Essemlali de Rewild, le Centre Athénas a annoncé publiquement son retrait pour « profondes divergences » tout en affichant son soutien à Jérôme Pensu. Pourtant Gilles Moyne et Lorane Mouzon sont installés dans le Jura, ils n’ont passé que quelques jours à Pont-Scorff sur toute l’année 2020 et tiennent pour l’essentiel leurs informations de Jérôme Pensu lui-même.

  • Jérôme Pensu répète l’histoire de ses échecs passés et transpose ses propres travers sur autrui

Dans le communiqué émanant du gérant et de ses soutiens (du moins on le présume vu qu’il n’est pas signé), il est indiqué que la « majorité du personnel toujours en place reste mobilisée aux côtés des 3 derniers co-fondateurs ». Outre le fait que ni Jérôme Pensu ni Gilles Moyne ne sont membres fondateurs officiels de Rewild et que Lorane Mouzon a démissionné, il est également faux d’affirmer que la majorité de l’équipe en place est mobilisée à leurs côtés. Beaucoup sont à juste titre désorientés et attendent simplement de voir ce qui va se passer, certains sont acquis à Jérôme Pensu et d’autres endurent sa présence au quotidien comme une véritable épreuve et se mobilisent aux côtés de Sea Shepherd pour travailler au projet de reprise.

Plusieurs attestations Cerfa (à la disposition des autorités) d’employés et de bénévoles mais aussi d’anciens collaborateurs et anciens associés de Jérôme Pensu font état d’un homme au tempérament dictatorial, humiliant et insultant envers certain(e)s employé(e)s. Dans tous les cas, Jérôme Pensu dirige d’une main de fer « son zoo » et « ses gens » comme il se plait à le répéter sans cesse, jusqu’au jour où il sent son « jouet » lui échapper et là, il tente de le casser. L’histoire semble se répéter toujours selon le même schéma à l’instar de ses collaborations précédentes ( Zoo Amazonia liquidé au bout de 6 mois de sa gérance, Centre de soins Alca Torda, Le Biome…). Toutes se sont terminées de façon dramatique avec un Jérôme Pensu qui à chaque fois, a pratiqué la politique de la terre brûlée comme il tente de le faire aujourd’hui avec Rewild.

  • Une véritable entreprise de sabotage du projet par le gérant de Bretagne Zoo

Jérôme Pensu ne s’est finalement comporté depuis le début que comme le tenancier d’un zoo dont aucun animal ne semble avoir la moindre chance de partir un jour. Aujourd’hui en tentant d’accuser Sea Shepherd de « gérance de fait » alors que Sea Shepherd n’avait aucun contrôle ni même aucune visibilité sur les comptes, aucun contact avec les fournisseurs, les créanciers, aucune autorité sur les salariés, aucun pouvoir de décision sur les animaux ou l’aménagement du site, Jérôme Pensu tente clairement de saboter le projet de reprise de Sea Shepherd qui est pourtant et jusqu’à preuve du contraire, la seule alternative réaliste à l’industrie de la captivité.

Et pourtant, c’est bien parce que Lamya Essemlali n’avait aucun contrôle ni aucune visibilité sur la gestion de Bretagne Zoo que cette dernière a mandaté un audit financier indépendant, ce qui lui a valu d’être convoquée par Jérome Pensu, Lorane Mouzon et Gilles Moyne. Le but était pourtant uniquement de déterminer si Sea Shepherd pouvait raisonnablement continuer à soutenir financièrement le projet. Contrairement à ce que prétend Jérôme Pensu le résultat de cet audit a été livré le 13 février et a été transmis au Parquet et à Sauveur Ferrara, co-gérant de Bretagne Zoo. Le verdict fait état d’une situation financière irrémédiablement compromise » et d’une société « en cessation des paiements depuis plus de 45 jours ». À ce moment-là, il n’est plus question pour Sea Shepherd de soutenir financièrement le projet sans se mettre elle-même en danger. Mais Jérôme Pensu explique simplement aux salariés que Sea Shepherd a décidé de « couper le robinet » afin de « déstabiliser la direction ». Sea Shepherd est même accusée d’être responsable de la cessation des paiements de Bretagne Zoo. Une situation ubuesque.

En tentant de faire croire que Sea Shepherd était « gérant de fait », Jérôme Pensu trahit non seulement Sea Shepherd qui a soutenu le projet de Rewild jusqu’ici et bien au-delà de ce qui était prévu, mais il trahit bien sûr les animaux, les employés qui croient au projet et également les milliers de donateurs à qui nous avons tous fait une promesse.

« Malgré tout ce que cela me coûte à titre personnel, malgré les coups bas et quelques trahisons, je ne regrette rien car ce projet est magnifique. Mon plus grand espoir aujourd’hui est que cette erreur ne soit pas fatale et que nous réussissions à sauver ce projet qui en vaut tellement la peine. Je suis heureusement entourée d’une équipe soudée (dont certains salariés de Bretagne Zoo) qui travaille d’arrache-pied à mes côtés pour y parvenir. Je ne suis pas sûre d’y parvenir mais je veux croire à une renaissance possible pour Rewild » déclare Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France

Sea Shepherd travaille activement à un projet de reprise viable, pourvoyeur de solutions, dans une approche apaisée avec les pouvoirs publics, les fournisseurs et les différents partenaires. Des zoos sont déjà sur les rangs pour la reprise, le Tribunal de Commerce de Lorient tranchera. Dans tous les cas, le projet de Rewild est en phase avec l’évolution de son époque et comme le disait Victor Hugo « Rien ne peut arrêter une idée dont l’heure est venue »..

Nos bénévoles, injustement verbalisés sur l’opération Dolphin ByCatch pour violation du couvre-feu

Avant même le lancement de ce nouvel opus de l’Opération Dolphin ByCatch, nous avons été avertis par les Renseignements Généraux de menaces réelles et avérées sur notre semi-rigide, le Clémentine. Sur des groupes Facebook anti Sea Shepherd, il est apparu que les pêcheurs qui nous en veulent savaient exactement où et quand notre bateau serait à quai et cela avant même qu’il n’arrive. Des menaces de dégradations du bateau ont été publiquement formulées. Elles visent par exemple à mettre le feu au bateau ou de crever le boudin.

De plus, des menaces plus insidieuses de sabotage pourraient, si elles étaient exécutées, porter atteinte à la sécurité de nos équipes une fois en mer.

C’est dans ce contexte très tendu qu’en toute logique nous avons été contraints de monter des gardes autour du navire lorsque celui-ci n’est pas en mer. Il est parfois indispensable d’assurer ces surveillances pendant le couvre-feu.

Le 18 février à 18h15, les Affaires Maritimes de Vendée ont averti la gendarmerie maritime des Sables-d’Olonne de la présence de deux de nos bénévoles à proximité de notre bateau. Leur identité a été relevée et ils ont été convoqués ce matin à la gendarmerie où ils ont été verbalisés. Ils écopent d’une amende de 135 euros chacun pour violation du couvre-feu. Nos avocats contesteront ces amendes, tout comme nous contesterons les amendes infligées à nos bénévoles pour avoir récemment exposé des cadavres de dauphins devant l’Assemblée Nationale.

En effet, Sea Shepherd mène une mission d’intérêt général dans un contexte où la France est à la fois condamnée et poursuivie pour sa carence en matière de surveillance des activités de pêche et de protection des espèces.

Si nous ne sommes pas mandatés par l’Etat pour remplir ce rôle, il n’en reste pas moins que sa carence, impose à Sea Shepherd, dont l’objet social est la préservation des océans, d’assurer à ses propres frais, des actions de surveillance en Mer et à Terre en vue d’informer les scientifiques et l’opinion publique.

Quand nos bénévoles ont expliqué la situation aux gendarmes, ces derniers ont rétorqué que nous devions dans ce cas payer une société de gardiennage professionnelle, seuls les professionnels étant autorisés à enfreindre le couvre-feu. Il n’est pas dans notre intention d’utiliser les dons qui nous servent à financer nos patrouilles en mer pour payer des gardiens professionnels. Notre budget ne le permet pas.

Si nos bénévoles ne sont pas autorisés à assurer eux-mêmes la sécurité de notre bateau et par extension leur propre sécurité en mer, et ce malgré les menaces avérées sur notre bateau et notre équipage, nous en appelons à l’action rapide du Maire, garant de la préservation de la sécurité publique sur le territoire de sa Commune. Son inaction, en cas de risque avéré à la sécurité publique, et en cas de dégradations sur les biens ou sur les personnes, constituerait une faute permettant d’engager la responsabilité de la Commune devant le juge administratif. Nous adresserons donc dès lundi un courrier au Maire afin qu’il mette en place, de toute urgence, une surveillance nocturne du bateau en vue de prévenir tout risque d’atteinte à l’ordre public.

En l’absence d’une solution satisfaisante pour assurer la sécurité de notre équipage, nous continuerons à monter la garde devant notre bateau et nous contesterons toutes les amendes qui pourraient nous être infligées pour violation du couvre-feu.

NB : Des plaintes ont été déposées pour la plupart de ces menaces et les gendarmes ont très bien fait leur travail.

Sur le Front des dauphins

Extrait du reportage diffusé dimanche soir à 20h50 sur France 5 « Sur le front des dauphins ». Ici, l’extrait d’un témoignage de pêcheur qui atteste de captures volontaires de dauphins tués au harpon et de l’existence d’un marché noir de viande de dauphins en France.

Enquête complète à retrouver dans Sur Le Front des dauphins, ce dimanche 21 février à 20h50 sur France 5.

Ministère de la Mer : les 7 engagements qui n’engagent à rien

Engagement n°1 : Rendre obligatoire les déclarations de l’ensemble des captures accidentelles depuis le 1 er janvier 2019

  • Commentaire Sea Shepherd : Une obligation qui arrive très tardivement alors que le problème des captures est connu depuis 30 ans et s’intensifie depuis 2016. A ce jour, cette obligation n’est toujours pas respectée par l’écrasante majorité des pêcheurs. En 2019, moins de 10 déclarations ont été enregistrées pour plus de 10 000 captures estimées par les scientifiques, soit 0,1% de captures déclarées.

Engagement n°2 : Publier les données et rendre compte de l’avancée des actions

Ce qui apparait effectivement de façon transparente, c’est que l’obligation de déclaration de capture n’est toujours pas respectée. En page 6 du bulletin bimensuel n°5 publié sur le site du Ministère de la Mer, entre le 1 er décembre 2020 et le 31 janvier 2021, 28 déclarations ont été enregistrées à ce jour (un délai de 1 à 2 mois est donné aux navires de moins de 12 mètres). Dans le même temps, l’observatoire scientifique Pélagis indique que depuis le 1er janvier 2021, près de 450 petits cétacés se sont échoués sur la façade atlantique, soit le presque le double de l’année précédente à date équivalente. Nous saluons la volonté de transparence du Ministère de la Mer, mais sans surveillance imposée sur les zones de pêche, tout engagement de transparence est impossible à respecter.

Engagement n°3 : « Equiper tous les chalutiers en interaction avec les cétacés en répulsifs acoustiques. 87 chalutiers sont équipés de pingers depuis le 1er janvier 2021 et des projets scientifiques sont en cours pour « développer de nouvelles technologies de dissuasion »

  • Commentaire Sea Shepherd :
    1. Sur l’efficacité des répulsifs acoustiques. Le chiffre d’une diminution de 65% des captures évoqué par l’Etat et le Comité des Pêches porte sur une étude dont le taux d’incertitude est de 95%. Les équipes de Sea Shepherd ont d’ailleurs filmé en 2020 une paire de chalutiers français équipés de pingers pêchant au milieu d’un groupe de dauphins dans le Golfe de Gascogne. Un dauphin mort était présent dans le chalut lors de la remontée. Cela met en lumière un phénomène bien connu des scientifiques : l’ « effet dinner bell » qui pousse les dauphins à braver la nuisance sonore du pinger si celle-ci reste très localisée comme c’est le cas sur un chalutier. D’après les marques de captures retrouvées sur les dauphins, les chalutiers seraient responsables de 13 % des captures. La majorité des captures seraient donc principalement imputables à d’autres méthodes de pêche (fileyeurs, senneurs… ).
    2. Sur la dangerosité des répulsifs acoustiques. La puissance des pingers utilisés pour repousser les dauphins dépasse les seuils au-delà desquels la nuisance sonore est considérée comme du harcèlement d’espèce protégée, ce qui est interdit par la loi. L’idée même derrière l’usage des répulsifs acoustiques est d’exclure les dauphins de leur zone de nourrissage et de leur habitat naturel (pour laisser le champ libre aux bateaux de pêche), ce qui appliqué à l’ensemble des fileyeurs comme c’est envisagé actuellement, constituerait une menace encore plus grande pour la survie des dauphins, que les captures elles-mêmes.

À l’instar des répulsifs acoustiques, toute technologie de dissuasion s’inscrit dans une logique d’effarouchement des dauphins dans le but de les éloigner de leurs zones de nourrissage et peuvent nuire à la survie de l’espèce. Pour cette raison, Sea Shepherd a déposé un recours contre l’Etat pour faire interdire l’utilisation des pingers.

Engagement n°4 : Mettre en place des programmes d’observations aériennes sur l’hiver 2020, 2021

  • Commentaire Sea Shepherd : S’il est important de mieux connaitre l’abondance et la répartition des dauphins dans le Golfe de Gascogne, ces données doivent servir à la mise en place de mesures de protection fortes et urgentes qui tiennent compte de la faible fécondité des dauphins et de leur incapacité à se rétablir de phénomènes de captures importants. Cette particularité rend cruciale l’anticipation d’une diminution avérée de leur population qui marquerait le déclenchement d’un processus d’extinction irréversible.

Engagement n°5 : Tester l’embarquement de caméras à bord des fileyeurs du golfe de Gascogne à des fins de connaissance scientifique

  • Commentaire Sea Shepherd : Des caméras sont déjà embarquées sur 5 navires volontaires et l’objectif du Ministère est d’avoir réussi à convaincre 15 navires supplémentaires de s’équiper. Soit, 0,04% de la flottille. Une couverture dérisoire en proportion et un résultat biaisé sur le fond puisque reposant uniquement sur la base du volontariat, à l’instar du programme d’observateurs embarqués. Contrairement à l’Australie où les caméras sont des outils de contrôles obligatoires qui permettent d’identifier et de neutraliser les navires et les méthodes de pêche les plus destructrices, le Ministère n’envisage ici ces caméras qu’à des fins de connaissance scientifique sur la base exclusive de volontariat.

Engagement n°6 : Accomplir un projet international avec l’Espagne et le Portugal sur les captures accidentelles des cétacés

  • Commentaire Sea Shepherd : Les scientifiques du CIEM ont déjà partagé avec l’ensemble des pays européens leurs constatations et leurs recommandations. La France, l’Espagne et le Portugal n’ont qu’à suivre les recommandations qui sont déjà faites et qui sont très claires.

Engagement n°7 : Mener une campagne d’observation volontaire des pêches à bord des chalutiers et des fileyeurs

  • Commentaire Sea Shepherd :La majeure partie des pêcheurs refuse la présence d’observateurs indépendants (jusqu’à 90% de refus). Pour la minorité qui accepte, le patron de pêche reste seul décisionnaire des périodes et des zones de pêche pour lesquelles il accepte d’être observé. A l’instar des caméras embarquées, la présence d’observateurs dépendant exclusivement de la bonne volonté des pêcheurs rend cet engagement vide de sens.

Dolphin Bycatch 5 – Macabre découverte sur une plage de Jard-sur-mer

Aujourd’hui, nos équipes ont trouvé ce jeune dauphin sur la plage de Ragounite à Jard-sur-mer.

Les caractéristiques de cette découverte indiquent que sa chair a été prélevée pour être consommée. Chaque année, des dauphins dépecés exactement de la même façon sont retrouvés sur les plages. Plusieurs pêcheurs nous ont avoué avoir consommé du dauphin ou avoir assisté à cette pratique bien plus répandue en France qu’on ne pourrait le penser.

Des témoignages en ce sens nous sont parvenus depuis le Pays Basque jusqu’en Bretagne en passant par les Sables d’Olonne.

Les dauphins sont strictement protégés et la consommation de leur chair est interdite. Mais en mer il n’y a pas de surveillance et pas de témoins. Sur les milliers de dauphins qui meurent chaque année dans les engins de pêche non sélectifs, il est avéré que certains sont consommés par des pêcheurs qui les considèrent comme des poissons.

La question n’est pas de savoir si la pratique existe mais dans quelles proportions.

Opération Dolphin Bycatch 5

11 Dauphins trouvés en moins de 5H sur une distance de 18 km et 5 plages différentes :

  • Plage de la Bergère – La Barre de Monts = 4 dauphins
  • Plage de la Davière – St Jean de Monts = 1 dauphin
  • Plage des Régates – Notre Dames de Monts = 1 dauphin
  • Plage des demoiselles – St Hilaire de Riez = 2 dauphins
  • Plage du Pont d’Yeu – St Jean de Monts = 3 dauphins dont celui pour l’action de sensibilisation (donné ensuite à Pélagis)

Après avoir passé 3 mois en Bretagne d’août à octobre dernier pour documenter les captures de dauphins dans les engins de pêche, nos équipes sont de retour sur le front cet hiver, en Vendée. Depuis 2018, nous alertons l’opinion publique sur le triste sort réservé aux dauphins dans le Golfe de Gascogne, pourtant espèce protégée, et nous relayons les inquiétudes des scientifiques qui tirent la sonnette d’alarme sans être entendus. Tués par milliers par les bateaux de pêche le long de nos côtes, l’espèce est aujourd’hui en danger.

Toutes ces captures sont prévisibles, récurrentes, et évitables, et pourtant on continue à les qualifier d »accidentelles ». La réalité est que si la plupart des dauphins tués ne sont pas intentionnellement ciblés, ils sont considérés comme des victimes collatérales acceptables et ils sont sacrifiés au secteur de la pêche. Annick Girardin, ministre de la Mer (ou plutôt Ministre de la Pêche) a refusé de suivre les directives scientifiques pourtant exigées par l’Europe afin de réduire ces captures. Pour cela la France va être d’ailleurs condamnée à payer plusieurs millions d’euros d’amende. La ministre a préféré agiter la solution gadget que sont les « pingers » répulsifs acoustiques qui repoussent les dauphins de leur zone de nourrissage (quand ils fonctionnent).

La problématique des captures de dauphins est un véritable scandale et la France se déshonore à ne pas prendre les mesures nécessaires pour stopper cette hécatombe. Nos équipes resteront mobilisées tant que les directives des scientifiques à ce sujet ne seront pas suivies par le gouvernement.

Si nous faisons ici le travail de surveillance que devrait normalement faire l’État, nous ne bénéficions d’aucune subvention publique.