Usine éolienne dans la baie de Saint-Brieuc : Sea Shepherd lance l’opération « Les Vents de la Colère »

  • À Saint-Brieuc, l’État français sacrifie la biodiversité marine au climat

La lutte contre le changement climatique s’est imposée comme un défi majeur des décennies à venir. Nous devrons le relever si nous voulons maintenir des conditions propices à la survie de l’humanité. Mais un défi autant, si ça n’est plus important est encore trop largement occulté : la préservation de la biodiversité, première garante du climat et de l’ensemble des services écosystémiques essentiels au maintien de la Vie sur la planète Terre.

Ou plutôt la planète Océan. L’océan recouvre 70% du globe, il est le premier régulateur du climat, premier producteur d’oxygène et premier puits de carbone, avant les forêts. L’océan, ou plus précisément, la vie marine, est notre meilleure alliée dans la lutte contre le changement climatique1. Le non-sens est donc total quand des projets particulièrement invasifs de centrales éoliennes censés lutter contre le changement climatique sont autorisés à s’ériger sur des sites riches en biodiversité, hypothéquant la survie de nombreuses espèces marines et vouant à une destruction irréversible des écosystèmes marins tout entiers.

image: Sea Shepherd France
  • Une usine industrielle portée par une multinationale espagnole dans la baie qui abrite la plus grande réserve naturelle de Bretagne

La multinationale espagnole Iberdrola via sa branche française Ailes Marines s’est vue attribuer par le gouvernement français le site particulièrement riche en biodiversité de la baie de Saint-Brieuc, à proximité directe de sites Natura 2000 et en pleine zone habitat de nombreuses espèces protégées dont certaines sont en danger critique d’extinction, à l’instar du Puffin des Baléares pour la préservation duquel la France a été contrainte de mettre en place un Plan National d’Action (PNA). Si le promoteur espagnol profite du cadeau, c’est l’État français (sous le gouvernement Sarkozy) qui a, en dépit du bon sens, désigné la baie de Saint−Brieuc pour y faire ériger 62 éoliennes de plus de 200 mètres de haut (l’équivalent de la tour Montparnasse) à 16,3 kilomètres de la côte sur une surface totale de plus de 103 km carrés avec un câblage électrique sous-marin et sous terrain qui acheminera un courant de 250 000 volts…

Quelques questions élémentaires s’imposent d’emblée :

– Comment le gouvernement français peut-il justifier d’avoir autorisé un projet industriel à ce point invasif dans ce lieu stratégiquement si important pour la biodiversité marine ?

– Pourquoi n’avoir pas tenu compte du fait que le plancher marin dans la baie est un des sols des plus durs d’Europe ? Y forer provoque donc des vibrations et des bruits dont l’intensité est décuplée en termes de temps et d’effets. La multinationale annonçait pouvoir réaliser un ancrage (forage de 3 trous pour une éolienne sur fondation Jacket) en 4 jours. Trois mois plus tard et après avoir cassé ses trois têtes de forage, pas un seul ancrage n’a pu être fait. Sur d’autres types de sols, une seule demi-journée suffit…

– Pourquoi les résultats de l’analyse de la pollution générée en juin par l’Aeolus, (navire de forage d’Iberdrola) n’ont toujours pas été rendus publics ? Quid de la deuxième fuite plus récente ?

Le Clémentine près de l’Aeolus – Crédit Photo : Sea Shepherd
  • Une atteinte inacceptable à la biodiversité marine

La baie de Saint-Brieuc abrite la plus grande réserve naturelle de Bretagne, les deux premières zones de nidification d’oiseaux marins de métropole et la plus grande population de dauphins résidents d’Europe.

Les études d’impact réalisées, non pas avant d’avoir désigné le site comme la logique l’aurait voulu mais après, sont sans appel. Des impacts désignés « forts » à « très forts » sur de nombreuses espèces marines laissent présager le pire. En effet, de l’aveu même du bureau d’études mandaté par Iberdrola, pour certaines espèces, la survie de la population n’est pas assurée (Pingouin Torda et Guillemot de Troil entre autres).

  • Obligation légale de préservation des espèces : les dérogations de destruction d’espèces protégées accordées à Iberdrola sont illégales

Aussi bien l’État français que le promoteur industriel sont soumis à l’obligation légale de préserver les espèces dans un « état de conservation favorable ». Du fait de la présence de très nombreuses espèces protégées dans la baie de Saint−Brieuc, Iberdrola/Ailes Marines a été contraint de déposer une demande de dérogation de perturbation intentionnelle et de destruction de 59 espèces protégées (54 espèces d’oiseaux marins, 4 espèces de dauphins et une espèce de phoque) ainsi que la destruction de leur habitat.

  • La riposte juridique

Sea Shepherd France dénonce le fait que ces dérogations de destruction et de perturbations intentionnelles sont illégales et va donc déposer un recours devant le Conseil d’État dans les prochains jours.

D’autres recours sont en préparation au niveau européen, conjointement avec l’association Gardez Les Caps qui milite depuis de nombreuses années aux côtés de certains pêcheurs pour empêcher l’usine de s’installer dans la baie.

  • Des citoyens français désinformés sur les enjeux écologiques, économiques et énergétiques liés à l’industrie du Vent

« La Ministre de la Transition Ecologique, Barbara Pompili affirme que la majorité des français est en faveur des éoliennes. La vérité est que la majorité des français ne dispose pas des informations pour se faire un avis éclairé sur le sujet » déclare Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France. « Sacrifier la biodiversité marine, notre meilleure alliée contre le changement climatique au prétexte de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre est un non-sens total ».

  • Les experts et les scientifiques alertent mais jusqu’ici, ils prêchent dans le désert

Le Conseil National pour la Protection de la Nature (CNPN), rattaché au Ministère de la Transition Ecologique dont les recommandations n’ont jusqu’ici pas été respectées par Iberdrola s’est autosaisi de la problématique des EMR (Energies Marines Renouvelables) et vient de rendre son rapport le 6 juillet dernier. On peut y lire de nombreux points particulièrement inquiétants dont notamment celui-ci :

« Les impacts potentiels sur la biodiversité́ représentés par le développement de l’éolien offshore en France, tel que prévu par la PPE de 2020 (…) peuvent être très importants sur la biodiversité́ marine, en premier lieu sur l’avifaune reproductrice, migratrice et hivernante provenant de l’Europe entière ainsi que les chauves-souris migratrices ou locales par mortalité́ ou perte d’habitat sur les mammifères marins par perte partielle d’habitats, et sur les habitats marins et espèces les composant, notamment les poissons, crustacés et mollusques par modifications physiques, hydrologiques et chimiques »

Ou encore,

« L’objectif de la Commission européenne qui pourrait se traduire par l’équivalent de 34 000 éoliennes off-shore en 2050 dont 7100 pour la France semble incompatible avec la survie de nombreuses espèces d’oiseaux marins. »

L’Aethra – Crédit Photo : Sea Shepherd
  • Des effets cumulés par plusieurs usines éoliennes installées sur les parcours migratoires des oiseaux et des mammifères marins

Le projet de Saint−Brieuc est donc loin d’être le seul à poser problème, d’autres comme ceux de Courseules-sur-Mer, Fécamp, Saint Nazaire, Dunkerque, Ile d’Oléron, Belle Ile en mer et Ile de Groix… présentent des menaces similaires pour des espèces marines vulnérables et il n’existe à ce jour aucune prise en compte des effets cumulés des différents projets sur les espèces protégées et en particulier sur les espèces migratrices.

  • Il est encore temps d’éviter le pire mais l’opinion publique doit s’emparer du sujet de toute urgence

Un débat public honnête et transparent (contrairement aux débats publics qui se sont tenus jusqu’à présent) s’impose afin de déterminer dans quelles conditions les usines éoliennes peuvent être autorisées à détruire les milieux naturels et surtout, quels écosystèmes doivent absolument en être préservés.

Des équipes de Sea Shepherd seront présentes dans la baie de Saint−Brieuc ces prochaines semaines pour documenter, alerter, sensibiliser l’opinion publique et se faire l’échos des alertes scientifiques sur ces enjeux cruciaux. Un moratoire sur les projets de centrales éoliennes en mer doit être instauré de toute urgence tant qu’une feuille de route environnementale stricte ne sera pas mise en place. Si cette industrie a véritablement vocation à relever le défi environnemental du siècle, la préservation de la biodiversité doit être pour elle, une priorité. A défaut de quoi, le « remède éolien » risque de s’avérer pire que le mal.

https://time.com/5733954/climate-change-whale-trees/

Zoo de Pont-Scorff : 10 000 personnes pour soutenir le projet de reprise de Sea Shepherd France

Aidez-nous à faire de cet ancien zoo, le premier centre de soins pour animaux marins de Sea Shepherd au monde (phoques, oiseaux marins, tortues…), mais aussi un lieu de réhabilitation d’animaux sauvages et une plateforme d’échanges et d’enrichissements écologiques et culturels.

Le fonctionnement du site (alimentation et soins des animaux, factures diverses, assurances et salaires des soigneurs…) s’élève à un coût mensuel de 60 000 euros. Si 10 000 personnes font un don de 6 euros par mois, les frais de fonctionnement sont assurés.

bt don mission

Coups de feu tirés sur le bateau de Sea Shepherd dans le refuge du vaquita

Le matin du 8 février à San Felipe au cours d’une surveillance de routine dans le golfe de Californie, le M/V Sharpie de Sea Shepherd a croisé quatre esquifs de pêche dans le Refuge du Vaquita (Marsouin du Pacifique).

A environ 10h05, les embarcations (aussi appelées pangas) ont approché le Sharpie et se sont lancées à sa poursuite à pleine vitesse, faisant des embardées autour du bateau. La capitaine du Sharpie a initié les procédures anti-piraterie, comme l’usage de canons à eau et des techniques anti- abordage. Des agents mexicains de la Procuraduría Federal de Protección al Ambiente (PROFEPA, de la police fédérale et de la Marine mexicaine étaient présents à bord du Sharpie au moment de l’incident.

La poursuite a duré plusieurs minutes et à 10h13 environ, de multiples coups de feu ont été entendus. Les caméras de surveillance du Sharpie ont enregistré les images de l’attaque. Au moins deux balles, tirées depuis les esquifs, ont fini leur course dans l’eau à proximité du bateau de Sea Shepherd.

L’affrontement a eu lieu dans un secteur du Refuge du Vaquita connu comme « zone critique », prioritaire pour les défenseurs de l’Océan et le gouvernement mexicain, ainsi que dans un secteur où plusieurs vaquitas ont été aperçus récemment. C’est dans cette zone que Sea Shepherd a découvert le cadavre d’un vaquita dans un filet maillant en mars dernier.

« Cela montre bien l’agressivité des braconniers dans cette région. Cela nous prouve qu’ils sont armés et que nous devons nous méfier de chaque panga que nous croisons, parce que nous ne savons pas de quoi ils sont capables », explique Jacqueline Le Duc, Capitaine du M/V Sharphie.

Le Refuge du Vaquita est une zone protégée au niveau fédéral et reconnue par l’UNESCO, dans laquelle la pêche au filet est interdite.

Les filets maillants représentent la principale menace pour les vaquitas, espèce endémique dont les effectifs ne comptent plus que 6 à 19 individus. Les braconniers placent des filets pour capturer des totoabas, une espèce protégée dont la vessie natatoire se vend à prix d’or sur le marché noir chinois.

Ce n’est pas la première fois que les braconniers recourent à la violence dans cette zone. En janvier 2019, le Farley Mowat de Sea Shepherd avait été attaqué par un groupe de plus de 50 esquifs jetant des pierres et des cocktails molotov sur le bateau, jusqu’à briser des vitres et mettre le feu à sa coque. Au cours de ce même mois, des braconniers avaient déjà pris en embuscade et abordé illégalement le Farley Mowat.

Sea Shepherd travaille dans la région avec les autorités mexicaines depuis six ans, pour retirer de la mer les filets, illégaux, qui menacent la survie du marsouin. A ce jour, Sea Shepherd a récupéré plus de 1000 filets de pêche illégaux dans le golfe de Californie, sauvant la vie de plus de 3900 animaux.

Petite opération de communication du Ministère de la transition écologique sur les captures de dauphins…

Réelle prise de conscience du Gouvernement ? Roulement de tambour…

https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FMin.Ecologie%2Fvideos%2F402448923925047%2F&show_text=0

Sans surprise, on en est loin. Les répulsifs acoustiques sont encore avancés comme une solution alors que même dans le cas où ils seraient utilisés et fonctionneraient (ce qui est loin d’être avéré), ils chasseraient les dauphins de leur zone de vie vers des zones sans nourriture (virons les dauphins pour pêcher ce qui reste à pêcher, ils mangeront des cailloux… ), aucune obligation d’observateurs embarqués annoncée (pourtant d’autres pays l’ont déjà fait ou mieux ont posé des caméras sur les ponts des navires), encore moins la remise en question des méthodes de pêches DEJA connues depuis des années pour être destructrices sur la zone habitat des dauphins…

Encore une fois, un ton donneur de leçons envers les autres pays pour un gouvernement en queue de peloton, qui prétend vouloir être une locomotive. Avant de se poser en « rassembleur » sur le sujet, la France ferait bien de déjà appliquer le minimum légal demandé par l’UE (à savoir au moins 10% d’observateurs, on en est loin !)

Pour ce qui est des ONGs annoncées comme « expertes » sur le fameux plan National lancé par le Ministre pour réduire les captures de dauphins, on peut voir la LPO et FNE mais bizarrement, Sea Shepherd, pourtant la seule dont c’est précisément le domaine d’expertise depuis 40 ans et la seule présente en mer sur les zones des captures n’est pas invitée à faire part de son expertise… Par contre, nos images de dauphins dans les filets sont utilisées dans cette vidéo du Ministère sans que nous soyons crédités.

Pas grave, le gouvernement peut faire comme si nous n’existions pas, grâce à l’Opération Dolphin Bycatch, les captures de dauphins en France sont dénoncées en France et à l’international comme jamais auparavant et nous ne comptons pas nous arrêter là. On prépare déjà l’Opération Dolphin ByCatch 3. Elle sera nécessaire, on n’en doute pas en regardant cette vidéo et en écoutant les récentes déclarations officielles du Ministère qui fait semblant d’avoir saisi l’ampleur du problème mais qui ne fait que grossièrement noyer le poisson.

Commentaire de Lamya Essemlali
Présidente Sea Shepherd France

« VOUS ALLEZ VOUS PRENDRE UN COUP DE FUSIL ! » Des pêcheurs de Saint Gilles Croix de Vie tuent un dauphin et tentent de nous intimider

Dans la nuit du 19 au 20 mars, nos équipes ont filmé les chalutiers Jérémi Simon et Prométhée en train de remonter un dauphin tué par leur chalut. Nous avions déjà filmé cette même paire de chalutiers en février 2018 avec deux dauphins capturés.

Ces bateaux, comme tous ceux immatriculés aux Sables d’Olonne et/ou basés à Saint Gilles Croix de Vie refusent d’embarquer des observateurs indépendants. Le gouvernement trop complaisant se rend complice d’un carnage en règle d’espèce protégée en autorisant des méthodes de pêche destructrices en zone sensible sans imposer d’observateurs pour faire état des dégâts causés sur les dauphins et sur la vie marine. Une situation intolérable qui dure depuis 30 ans et qui atteint des proportions encore jamais vues. 1100 cadavres décomptés sur nos plages depuis fin décembre, soit environ 5 fois de dauphins tués en mer en l’espace de trois mois seulement !

Les pingers « répulsifs acoustiques censés éloignés les dauphins », loin d’être la panacée pour de multiples raisons sont néanmoins avancés par les pêcheurs et notamment José Jouneau, Président du Comité des Pêches de la Loire, comme la preuve que les pêcheurs sont de bonne volonté puisque d’après lui, tous les chalutiers en sont équipés cette année. Pour avoir assisté à plusieurs remontées de chaluts ces dernières semaines, nous pouvons affirmer, vidéos à l’appui, que quasiment aucun de ceux que nous avons rencontré dans le Golfe de Gascogne n’est équipé de pingers.

Comme nous l’avons découvert il y a deux nuits, il semblerait que même lorsque les pingers sont embarqués, cela ne veut pas pour autant dire que les pêcheurs les utilisent. Les pêcheurs du Jérémi Simon et du Prométhée n’ont installé leurs pingers qu’après avoir remonté le dauphin dans le chalut devant nos caméras.

Enervés par notre présence, les pêcheurs ont appelé le CROSS (Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage) pour se plaindre « que nous ne les laissons pas travailler » et nous ont dans le même temps, menacés. Ils ont également fait des manœuvres d’intimidation avec leur bateau comme c’est souvent le cas avec les paires de chalutiers que nous surveillons.

Va-t-il falloir attendre que nos équipes prennent vraiment un coup de fusil pour que le gouvernement réagisse et prenne les mesures qui s’imposent ? Nous demandons à ce que ces méthodes de pêche (chalut, filet, senne) soient interdites sur les zones fréquentées par les dauphins. Aucune mesure moins radicale que celle-là n’endiguera le problème. Nous sommes déterminés à poursuivre cette opération chaque hiver s’il le faut, jusqu’à ce que l’État propose enfin des solutions à la hauteur de l’enjeu. Nous rappelons que les dauphins sont une espèce protégée au niveau européen et la France s’est engagée à tout mettre en œuvre pour réduire leurs captures.

Le Ministre de la Transition Ecologique Monsieur De Rugy, doit donner une conférence de presse sur le sujet le 22 mars à La Rochelle. Espérons qu’il produira autre chose que les vaines déclarations d’intentions auxquelles nous ont habituées tous ses prédécesseurs.

Soutenez l’opération Dolphin Bycatch !

Le débat autour de la chasse baleinière s’intensifie en Islande

2018 était une année clé dans le combat contre la chasse baleinière. En Septembre dernier la saison de chasse des rorquals communs (Balaenoptera physalus) se terminait avec comme bilan : 146 baleines tuées dont 2 hybrides baleine bleue/rorqual commun et 21 femelles gestantes. Toutes ces baleines ont été filmées par Sea Shepherd UK présent chaque jour de la saison. Deux autres associations, Hard to Port et Reykjavik Whale Save, étaient également présentes pour documenter, dénoncer et maintenir une pression constante auprès du Gouvernement. C‘est en effet à lui que revient la décision de renouveler ou non le permis de chasse accordé à Hvalur hf, dernière compagnie baleinière islandaise. Ce permis n‘est valide que pour 5 ans et septembre 2018 marquait la fin de cette période.

Depuis septembre, la tension autour de ce sujet est palpable en Islande. Le Gouvernement n‘a annoncé aucune date pour la décision de renouveler ou non le permis de chasse de Hvalur hf mais a commandé la rédaction d‘un rapport au Département d‘Economie de l‘Université d‘Islande afin d‘évaluer les impacts macroéconomiques de la chasse baleinière en Islande. Mercredi 16 Janvier 2019, l‘économiste Oddgeir Á. Ottesen rend ce rapport rédigé quasiment seul et ses conclusions sont pour le moins surprenantes : la chasse à la baleine en Islande serait durable, positive pour l´économie du pays et devrait non seulement continuer mais également être ouverte à d‘autres espèces comme les baleines à bosse. Se servant d‘un seul article scientifique publié en 1997 par le chercheur en charge du programme de chasse scientifique et se basant uniquement sur la quantité de poissons que peut manger une baleine par an, il avance qu‘une augmentation de 40% de baleines chassées permettrait d‘augmenter les exports de poissons et d‘accroitre ainsi les bénéfices de 10 milliards de couronnes islandaises (73 millions d‘euros). De plus, il dénonce le danger que représente les associations environnementales comme Sea Shepherd et Greenpeace qu‘il qualifie de „terroristes“, s‘inquiète de la création de Sea Shepherd Iceland et recommande la mise en place d‘une législation plus stricte contre ces associations. Ne s‘arrétant pas là, il conclut en attirant l‘attention sur le whale watching et l‘impact négatif que peut avoir cette pratique sur les baleines et recommande un renforcement des règles de conduite.

Les réactions autour du rapport ne se font pas attendre. La question de son objectivité et de sa légitimité est rapidement au coeur des débats. Aussi bien à la radio qu´à la télevision, les interviews s‘enchaînent. Parmi les plus marquants, on relève ceux de la Première Ministre, Kathrin Jakobsdóttir, ouvertement anti-chasse à la baleine, qui non seulement dénonce les conclusions hatives du rapport mais défend aussi les associations environnementales face aux accusations de terrorisme. Le débat entre Rannveig Grétarsdóttir, représentante des compagnies de whale watching et Oddgeir Á. Ottesen met également en évidence les biais de son rapport. Alors que l‘économiste soutient avoir consulter des compagnies de whale watching, Rannveig Grétarsdóttir dit que personne à sa connaissance n’a été contacté. De plus après quelques jours de débats, la communauté scientifique se fait enfin entendre, the Ecological Society of Iceland (association de biologistes) publie un article dans les médias dénonçant « les fausses hypothèses de l’impact des baleines sur les stocks de poissons », accusant l’auteur d’avoir « laissé de côté les découvertes récentes en écologie marine en Islande » et de s’être « basé sur une vue simplifiée de l’écologie, des écosystèmes et des réseaux trophiques marins ». Ils rappellent également toute l’importance que les baleines ont sur les écosystèmes marins et le rôle majeur qu’elles jouent face au changement climatique. En effet, depuis une dizaine d’années de plus en plus de recherches montrent que les baleines aident au développement de la production primaire (le phytoplancton), participant ainsi à une augmentation de la séquestration du CO2 par les océans et une augmentation des stocks de poissons*.

La publication de ce dernier article a sûrement initié un tournant dans les débats autour du renouvellement du permis de chasse baleinière. Si le Gouvernement ne s‘exprime plus sur ce sujet depuis quelques jours, toujours aucune date n‘est annoncée pour une décision finale. Du cóté de Sea Shepherd Iceland, nous continuons à informer le public et nous espérons que le rapport économique indubitablement „pro-whaling“ aura l‘effet contraire souhaité par son auteur. Il y a quelques jours avait lieu un important séminaire sur „le changement climatique et les océans“ au cours duquel des représentants du Gouvernment présentaient leur plan d‘action face au changement climatique. La question de la chasse baleinière n‘ayant pas été évoquée, Sea Shepherd était là pour la rappeler et souligner la question vériatblement importante aujourd´hui: n‘est-il pas temps d‘intégrer la protection des baleines dans le plan d‘action face au changement climatique ?

Le rapport économique et les différents articles relatifs au débat sont disponibles sur la page de Sea Shepherd Iceland : www.facebook.com/seashepherdICE/

*Roman J, et al. 2014. Whales as marine ecosystem engineers. Frontiers in Ecology and the Environment 12: 377-385.
Shanahan M. 2018. How whale poop could counter calls to resume commercial hunting. Scientific American. August 28, 2018. Lavery TJ, et al. 2012. Can whales mix the ocean? Biogeosciences Discussions 9: 8387-8403.
Lavery, T. J., Roudnew, B. , Seymour, J. , Mitchell, J. G., Smetacek, V. and Nicol, S. (2014), Whales sustain fisheries: Blue whales stimulate primary production in the Southern Ocean. Mar Mam Sci, 30: 888-904. doi:10.1111/mms.12108

Opération Dolphin ByCatch : Patrouille du 11 Février 2019

La France sacrifie ses dauphins et nous allons faire en sorte que le monde entier le sache.

Déjà plusieurs centaines de cadavres retrouvés sur les plages cette année (et sans doute des milliers tués en mer). Les scientifiques prédisent déjà « une année noire » pour les dauphins.

Sea Shepherd lance l’ Opération Dolphin Bycatch. Pour la première fois, il y aura une présence continue sur les zones où les dauphins sont tués par les pêcheurs (principalement mais pas uniquement des chalutiers). Malgré les alertes des scientifiques, la France ne veut pas imposer d’observateurs sur ces bateaux et couvre cette hécatombe depuis 30 ans. Nous allons donc remédier à ce problème. Les observateurs, ça sera nous et nous ferons en sorte que les images fassent le tour du monde. Que ça plaise ou non aux pêcheurs responsables de ces tueries.

Voici une vidéo d’une des toutes premières patrouilles.

Soutenez l’Opération Dolphin Bycatch !

L’étau se resserre autour des vaquitas : Sea Shepherd de nouveau attaqué au Mexique

L’espoir pour la survie des vaquitas vole en éclats alors qu’un navire de Sea Shepherd a été violemment attaqué par des braconniers dans le golfe de Californie, essuyant des jets de projectiles et de cocktails Molotov alors qu’il patrouillait pour protéger le mammifère marin le plus menacé sur la planète.

Le 31 janvier, le navire de Sea Shepherd, le M/V Farley Mowat a été violemment attaqué par plus de 50 assaillants, se prétendant pêcheurs, à bord de 20 petites embarcations rapides. Le Farley Mowat était en train de conduire une patrouille de protection marine à l’intérieur du refuge des vaquitas dans le haut du golfe de Californie. Au total ce sont 52 petites embarcations qui ont été comptées, les autres s’en prenant aux navires de la Marine présente dans la zone.

Des cocktails Molotov et des projectiles, dont des poids en plomb et de grosses pierre ont été lancés par les braconniers, brisant des vitres et provoquant un incendie sur le côté du navire de Sea Shepherd.

L’équipage de Sea Shepherd a repoussé les assaillants en utilisant des lances à incendie tandis que les membres des forces armées et de la police fédérale mexicaine à bord ont tiré des coups de feu en l’air et dans l’eau pour dissuader les agresseurs.

Le capitaine du M/V Farley Mowat a conduit des manœuvres anti-piraterie consistant à opérer des variations de vitesse, utiliser les lances anti-incendie et d’autres techniques contre les abordages. Lorsque qu’il a reçu un appel radio de la frégate militaire mexicaine Barrera, le M/V Farley Mowat s’est dirigé vers ce navire, stationné à l’intérieur du refuge, pour se mettre en sécurité.

Deux zodiacs de la Marine se sont aussi rendus sur zone et ont été attaqués par les braconniers. Malgré la violence de l’agression, aucun blessé n’est à déplorer. Ces attaques répétées au cours des dernières semaines sont un défi pour le travail vital de conservation que mène Sea Shepherd à l’intérieur du refuge des vaquitas, jetant une ombre sur leurs chances de survie.

L’opération que mène Sea Shepherd pour retirer de l’eau tous les filets maillants est la seule solution et la plus efficace pour sauver de l’extinction le marsouin vaquita. Sea Shepherd opère à l’intérieur du Refuge Marin des vaquitas, reconnu par l’UNESCO et bénéficiant d’une protection fédérale. Dans cette zone réduite, l’usage de filets maillants est interdit pour ne pas empiéter sur l’habitat réduit du marsouin vaquita, espèce menacée.

Le 9 janvier, une attaque similaire s’est produite. La tragédie qui se déroule dans la partie supérieure du golfe de Californie met à mal le travail des pêcheurs laborieux et honnêtes qui souffrent également de la violence de ces groupes criminels qui agissent en toute impunité.

Le golfe de Californie abrite un écosystème riche, habité par de nombreuses espèces rares et menacées, comme le plus grand animal de la planète, la baleine bleue ainsi que le plus petit cétacé du monde, en danger critique d’extinction, le marsouin vaquita. Bien d’autres espèces menacées comme le requin marteau halicorne, la tortue luth du Pacifique ou la tortue verte habitent dans cette zone et ont été sauvées par les équipages de Sea Shepherd au cours des années.

Cette région à une longue histoire de pêche mais ces dernières années, elle a été ravagée par la surpêche, le braconnage et le crime organisé, notamment le braconnage et le trafic des vessies natatoires des poissons totoabas.

Le poisson totoaba est une autre espèce endémique du golfe de Californie et est braconnée pour le commerce de sa vessie natatoire sur le marché noir asiatique. Les vessies de totoaba sont aussi appelées « cocaïne aquatique » en raison de leur valeur sur le marché. Une seule vessie natatoire de totoaba peut apparemment atteindre le prix de 100 000$.

Malgré la création de réserves marines et de zones protégées, les efforts du gouvernement mexicain pour protéger le fragile écosystème de la région ont été entravés par le manque de consensus politique pour la préservation du golfe.

Le nouveau gouvernement de Andrés Manuel Lopez Obrador a mis en avant des solutions prometteuses pour résorber la crise économique et écologique que traverse la région et s’est récemment rendu sur place.

Le directeur des campagnes et responsable de la flotte de Sea Shepherd, Locky Maclean a déclaré : « Sea Shepherd s’engage à 100% pour continuer à récupérer les filets maillants fantômes ou actifs afin de protéger le vaquita marina de l’extinction. Nous nous réjouissons de travailler en étroite collaboration avec le nouveau gouvernement et sommes reconnaissants de pouvoir jouer un rôle dans la protection et la préservation d’une région du monde aussi spéciale et d’une espèce aussi emblématique que le vaquita marina« .

Sea Shepherd est présent dans la partie supérieure du golfe de Californie depuis 2015 pour protéger les marsouins vaquitas dans le cadre de l’opération Milagro. Aujourd’hui, moins de 30 vaquitas sont encore en vie

Depuis que Sea Shepherd est présent dans cette région, les équipages ont retiré plus de 780 équipements illégaux de pêche soit plus de 174 000 mètres. Les membres d’équipage ont sauvé la vie de plus de 3100 animaux.

En décembre 2018, Sea Shepherd a retiré plus de 60 filets maillants

Au cours de la saison 2017-2018, les filets retirés par Sea Shepherd étaient à 97,3% des filets maillants illégaux pour la pêche du totoaba, prouvant le caractère omniprésent du problème posé par ce type de filets.

Il s’agit là de la deuxième attaque subie par Sea Shepherd cette saison, à seulement 21 jours d’écart. Jusqu’ici aucune arrestation n’a été effectuée. Cette dernière attaque coïncide avec la première projection du film « Sea of Shadows » (Mer d’ombres) au festival de Sundance. Le film, une production des studios Terra Mater Factual, en association avec Aplan Way et dont la production exécutive est assurée par Leonardo DiCaprio, est un documentaire qui s’intéresse au sort des vaquitas et au travail de Sea Shepherd qui collabore avec de courageux agents infiltrés, de brillants scientifiques, des activistes high-tech et des journalistes d’investigation pour sauver cette espèce de l’extinction.

Meilleurs vœux à nos bénévoles et à nos supporters

Meilleurs vœux à nos bénévoles et à nos supporters pour cette année 2019 qui nous rapproche encore un peu plus de notre destin.

Nous avons refermé 2018 sur une victoire pour laquelle nous nous sommes battus de nombreuses années : faire de l’antarctique un véritable sanctuaire pour les baleines. En 2005, j’embarquais à bord du vieux Farley Mowat, cap sur l’océan austral où je verrai mes premiers icebergs, mes premières baleines, mes premiers baleiniers. Nous coupions le chauffage à bord pour économiser du carburant et rester quelques jours de plus aux côtés des baleines. Au bout de deux mois, nous rentrions finalement au port, la mort dans l’âme de ne pas avoir les fonds suffisants pour rester pendant toute la saison de chasse. Des pleurs pour les uns, de la colère pour les autres, et la rage d’en faire plus pour tous. Un sanctuaire international, violé chaque année par une flotte de braconniers envoyée par la troisième puissance économique mondiale, venue massacrer au harpon explosif les doux géants que nous avons déjà amenés au bord de l’extinction. Et qui pour les défendre ? Une bande de saltimbanques bénévoles à bord d’un bateau de pêche vieux d’un demi-siècle, une coquille de noix qui brave les tempêtes d’un des océans les plus hostiles de la planète à mille lieues de toute civilisation. Combien de Noël passés loin des nôtres, aux confins du monde pour faire résonner sur la scène internationale les cris des baleines harponnées qui sans nous ne fendent que le silence austral, dans l’indifférence et l’impunité dont jouissent les plus forts, loin des regards. Des baleines qui par cette négation de leur agonie, meurent une seconde fois.

De 2005 à 2017, Sea Shepherd a fait ce que les Marines d’État auraient dû faire : protéger le sanctuaire baleinier de l’océan austral, jusqu’aux limites du possible. Et jusqu’à diviser par trois le nombre de baleines harponnées.

6 000 baleines et leur descendance nagent aujourd’hui dans l’océan parce que cette bande de saltimbanques a refusé de rester les bras croisés à se morfondre de l’inaction de ceux qui auraient dû agir. Ces baleines doivent la vie aux bénévoles qui travaillent sur les bateaux ou à terre, aux donateurs privés qui nous libèrent de toute dépendance aux gouvernements et qui ont permis de donner naissance à la plus grande flotte privée du monde, la seule Marine entièrement dédiée à la protection de la vie marine, l’âme et la voix de l’océan, le destin de l’humanité.

Les harpons vont enfin se taire en Antarctique mais le bruit de la mort résonne encore dans toutes les mers du monde. Et dans les mers françaises… des milliers de dauphins massacrés dans les filets de pêches sur les côtes françaises avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, les mamans tortues tuées par centaines à la machette sur les plages de l’île française de Mayotte, la nurserie marine de Guyane violée par TOTAL avec la bénédiction de notre président : la destruction de l’habitat est la première cause d’extinction des espèces.

D’ici 2048 comme nous l’ont prédit les scientifiques des Nations Unies, nous aurons provoqué un effondrement global des populations de poissons pêchées aujourd’hui, traquées jusque dans les moindres recoins de l’océan, à coups d’escadrilles de pêches ultra modernes, subventionnées par nos impôts. D’ici 2048, il y aura plus de plastique dans l’océan qu’il n’y aura de poissons. D’ici 2048, nous aurons tué l’océan à coups de harpons, de filets de pêches, de bulldozers, de produits chimiques, de millions de tonnes de plastique… de réchauffement climatique. Mais nous l’aurons surtout tué par notre indifférence et par notre apathie. Nous sommes tous responsables et tous concernés, tous ceux qui sont dans la force de l’âge et qui se voient encore sur Terre dans 29 ans, tous ceux qui ont des enfants et qui leur souhaitent autre chose que l’enfer. Si un combat vaut la peine d’être mené, c’est celui-là. Nous ne serons pas là pour pleurer sur le dernier souffle de l’océan, nous aurons déjà disparu des conséquences de son agonie.

En 2019, ce que je peux nous souhaiter de mieux à tous, c’est de nous libérer de notre apathie collective. Quand le manque d’air nous réveillera, il sera trop tard, et nous verrons souffrir nos êtres les plus chers, nos enfants à qui nous ne pourrons même pas dire : « Pardonne nous, nous ne savions pas. » car nous savons.

Il est déjà trop tard pour beaucoup, le destin de tout ce qui disparait aujourd’hui a été décidé hier. Aujourd’hui, nous décidons de ce qui restera demain. Nous n’avons plus le droit à l’erreur.

Bonne année 2019 à tous,


Lamya ESSEMLALI
Présidente Sea Shepherd France
Directrice Sea Shepherd Global

Un capitaine taïwanais condamné à 20 ans de prison pour « shark finning » en Tanzanie

Le F/V Buah Naga 1, un navire de pêche battant pavillon malaisien, a été arraisonné et confisqué par les forces de l’ordre tanzaniennes dans le cadre de l’Opération Jodari, son propriétaire et son capitaine ont plaidé coupable à l’accusation de « possession illégale d’ailerons de requin », dans le cadre d’une négociation de peine conclue avec les procureurs tanzaniens.

L’inspecteur de police tanzanien et le capitaine du Buah Naga 1, lors de son arrestation, le 25 janvier dernier. Photo de Jax Oliver/Sea ShepherdL’inspecteur de police tanzanien et le capitaine du Buah Naga 1, lors de son arrestation, le 25 janvier dernier. Photo de Jax Oliver/Sea Shepherd

Le capitaine taïwanais, M. Han Ming Chuan, est en détention préventive depuis janvier 2018, date à laquelle il a été accusé de cinq crimes : complot en vue de commettre des actes criminels, possession illégale d’ailerons de requin, pollution du milieu marin, possession illégale d’une arme à feu, et possession illégale de munitions. Le propriétaire, M. Dato Seri Lee Yee Yee Jiat, et son agent, M. Abubakar Salum Hassan, ont rejoint le capitaine du F/V Buah Naga 1 en détention préventive, après leur arrestation en juin dernier.

Le 4 décembre, les inculpés ont conclu une négociation de peine avec le procureur général tanzanien pour éviter un procès, plaidant coupable pour l’une des cinq accusations : « possession illégale d’ailerons de requin ».

La Haute Cour de Tanzanie a condamné les trois accusés à vingt ans d’emprisonnement ou à une amende d’un milliard de shillings tanzaniens (l’équivalent de 382 000 €). Tous trois ont été transférés dans la prison de Lilungu, à Mtwara, pour commencer à purger leur peine. Si l’amende est payée, la peine sera suspendue.

La Haute Cour a remis les ailerons de requin saisis à l’autorité tanzanienne chargée de la pêche en eaux profondes, pour qu’ils soient détruits. Le bateau de pêche F/V Buah Naga 1 reste quant à lui à Mtwara.

Lorsque qu’il a été arraisonné le 25 janvier par les forces de l’ordre tanzaniennes qui travaillaient à bord du M/Y Ocean Warrior, le navire de Sea Shepherd, les inspecteurs ont découvert que le navire transportait une cargaison illégale d’ailerons de requin. Une arme à feu sans permis – un pistolet Beretta 9 mm – a été trouvée dans la cabine du capitaine. Selon les pêcheurs indonésiens qui travaillaient à bord, cette arme était régulièrement utilisée pour les menacer de travailler : si aucun poisson n’était pêché, l’équipage ne serait pas nourri.

« Sea Shepherd félicite le gouvernement tanzanien pour le succès des poursuites engagées contre le navire F/V Buah Naga 1 et pour le message fortement dissuasif que la Haute Cour de Tanzanie a envoyé aux braconniers d’ailerons de requins, où qu’ils soient. Alors que les populations de requins s’effondrent dans le monde entier, la Tanzanie est en train de devenir un leader international dans la lutte contre la pêche illégale« , a déclaré Peter Hammarstedt, Directeur des campagnes de Sea Shepherd Global.

L’Opération Jodari, est un partenariat entre Sea Shepherd, Fish-i Africa et le gouvernement de Tanzanie destiné à lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

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« Sea Shepherd lance l’Opération Jodari avec la Tanzanie : les trois premières arrestations » (5 février 2018)

« L’Opération Jodari de Sea Shepherd mène à deux nouvelles arrestations en Tanzanie » (5 juin 2018)

Le petit bateau de Sea Shepherd Ocean Warrior amène des fusiliers marins tanzaniens sur le Buah Naga 1 pour une inspection. Photo de Jax Oliver/Sea ShepherdLe petit bateau de Sea Shepherd Ocean Warrior amène des fusiliers marins tanzaniens sur le Buah Naga 1 pour une inspection. Photo de Jax Oliver/Sea Shepherd