La Namibie s’allie à Sea Shepherd pour lutter contre les crimes de pêche

Les responsables de la conformité du Ministère namibien des Pêches et des Ressources Marines (MFMR) et l’équipage de Sea Shepherd, à bord de l’Ocean Warrior, ont mené avec succès des activités de surveillance dans la zone économique exclusive (ZEE) de la Namibie entre le 26 avril et le 15 juin 2019, obligeant les chalutiers-usines illégaux à abandonner la côte des Squelettes.

Officiers de la Namibie et l’équipage de l’Ocean Warrior de Sea Shepherd

L’objectif premier de ces patrouilles conjointes consistait à s’attaquer à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) ayant cours dans les eaux namibiennes. Ces initiatives ont accompagné le Ministère et d’autres autorités policières et judiciaires namibiennes dans le processus qui consistait à repousser les chalutiers-usines illégaux et étrangers en dehors de la zone économique exclusive du pays, parce qu’ils étaient suspectés d’avoir ciblé les stocks de chinchard par le biais d’activités INN.

Le capitaine de Giorgi avec les officiers de la police Namibienne sur l’Ocean Warrior

Les grands chalutiers-usines étrangers -anciennement fabriqués en Union soviétique- se sont montrés particulièrement actifs aux frontières, se sont introduits de nuit dans la zone économique exclusive, et ont pillé les ressources en poissons, majoritairement du chinchard, au large de la célèbre côte des Squelettes. Ces incursions illégales ont été compliquées par un brouillard épais et des naufrages dans la zone, des circonstances qui ont rendu la détection difficile.

Officier de la police Nimibienne sur l'Ocean Warrior

Les prises illégales ont ensuite été transbordées jusqu’à des navires cargo réfrigérés, connus sous le nom de navires frigorifiques, qui attendaient de pouvoir charger le poisson pêché illégalement en dehors de la ZEE namibienne. Ces navires cargo réfrigérés sont l’un des contributeurs majeurs à la pêche INN : ils mélangent les prises légales aux prises illégales, rendant ainsi impossible la vérification de l’origine des prises. C’est pourquoi l’Acte sur les ressources marines namibiennes interdit le transbordement en mer : celui-ci n’est autorisé à avoir lieu que dans un port et en présence d’agents de la force publique.

Sea Shepherd poursuit un navire de pêche suspect la nuit

A la suite de ces intrusions, l’Ocean Warrior a commencé, sous le commandement de l’Amiral bénévole de Sea Shepherd Giuseppe de Giorgi (Ret.), ancien chef de l’équipage de la marine italienne (2013-2016), à patrouiller dans les eaux se trouvant au nord de la Namibie le 26 avril, ceci sous la direction de responsables namibiens de l’application des lois (inspecteurs des pêcheries et officiers de police), afin de mettre un terme aux incursions des grands chalutiers-usines étrangers qui avaient passé la frontière maritime au nord pour entrer dans les eaux nationales et braconner du chinchard. L’opération conjointe a été baptisée “Opération Vanguard”.

Inspection du  F/V Cavemas Star

Le 26 avril, cette opération a intercepté un navire de pêche illégale se déplaçant à une vitesse de chalutage, à 20 milles nautiques au sud de la frontière angolaise. Lorsqu’il a aperçu l’Ocean Warrior, le navire a immédiatement changé de cap en vue de fuir l’arrestation. L’Ocean Warrior s’est approché à 300 mètres, opérant à petite distance afin de ralentir le grand navire. Ce dernier, non identifié, ne présentait aucune inscription visible, et il a malheureusement été impossible de monter à son bord, du fait de conditions météorologiques défavorables.

Inspection du  F/V Cavemas Star

Cependant, la confrontation et la vue d’une patrouille au large de la côte des Squelettes a eu un effet dissuasif sur les braconniers puisqu’aucune incursion n’est survenue depuis l’interception, ce qui apporte la preuve que les patrouilles conjointes ont un effet dissuasif qui pourra permettre aux stocks de chinchard du nord de la Namibie de se reconstituer après la pression exercée par ces actes criminels.

Inspection du  F/V Cavemas Star

La Namibie possède l’une des plus riches zones de pêche au monde, notamment depuis que le gouvernement namibien a considérablement réduit le nombre de navires de pêche pêchant le chinchard sous licence légale dans les eaux namibiennes. Mais la pêche illégale a récemment connu une augmentation depuis que les navires de pêche, autrefois sous licence légale, ont monté des opérations dans d’autres pays en vue de braconner dans les eaux situées au nord de la Namibie.

Inspection du F/V Noverdorn

Le chinchard figure sur la liste de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme espèce vulnérable, avec une population décroissante dans les zones de pêche illégale. Néanmoins, les ressources namibiennes en chinchard, au même titre que toutes les ressources issues de la pêche, sont prélevées sur une base durable, d’où l’importance de maintenir les pêcheurs pratiquant la pêche INN en dehors des eaux namibiennes.

Inspection du F/V Noverdorn

« Le gouvernement namibien a certes pris des mesures de conservation pour protéger le chinchard, et celles-ci sont essentielles à l’économie et à la santé de l’écosystème du pays. Mais lesdites mesures doivent également inclure des patrouilles en mer. Avec l’Opération Vanguard, les criminels qui pillent les eaux namibiennes au large de la côte des Squelettes ont reçu le message que le gouvernement est vigilant dans la défense de ses pêcheries« , a déclaré Son Excellence Bernhard Esau, le Ministre des Pêches et des Ressources Marines (MFMR) après avoir donné des instructions au Directeur des Opérations du Ministère.

Depuis 2016, Sea Shepherd travaille avec les gouvernements du Gabon, du Liberia, de Sao Tomé-et-Principe, du Bénin et de Tanzanie pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée en mettant à disposition des états africains côtiers l’utilisation de navires de patrouille côtiers civils. Ainsi, les autorités peuvent faire appliquer les réglementations et les lois de conservation liées aux pêcheries au sein de leurs eaux territoriales. A ce jour, ces partenariats uniques ont permis l’arrestation de 30 navires impliqués dans la pêche illégale ou d’autres crimes ayant trait aux pêcheries.

Le Ministère des Pêches et des Ressources Marines considère que ce partenariat est d’une grande importance dans le processus d’éradication de la pêche INN au sein de la zone économique exclusive et continuera d’avoir recours à la généreuse contribution de Sea Shepherd. Le Ministère a par ailleurs ajouté que les sanctions juridiques infligées aux braconniers seraient sévères.

Opération Jodari : Six mois de patrouilles conjointes pour contrecarrer les activités de pêche illégale en Tanzanie

Les forces de l’ordre tanzaniennes, Fish-i-Africa et l’équipage de Sea Shepherd ont patrouillé durant six mois à bord de leur navire, l’Ocean Warrior. Une coalition qui a permis de mettre à mal la pêche illégale dans les eaux tanzaniennes. L’Opération Jodari, la première campagne menée par ce partenariat unique entre des organisations civiles et un gouvernement, a conduit à l’arrestation de deux palangriers pour pêche illégale d’ailerons de requin et de vingt-sept boutres pour contrebande, ainsi qu’à la condamnation de dix-neuf navires à une amende pour avoir fui les eaux territoriales tanzaniennes afin d’éviter les arraisonnements et les inspections. Les patrouilles reprendront après un arrêt planifié pour la maintenance et les réparations de l’Ocean Warrior.

« Les six mois de patrouilles chapeautées par un gouvernement tanzanien impliqué dans la lutte contre les crimes de pêche ont porté leurs fruits : les braconniers ont définitivement mis les voiles. Cette victoire montre l’importance de former de nouveaux partenariats dans la région de l’océan Indien occidental, tout en continuant à travailler à l’unisson avec les autorités tanzaniennes qui constituent un exemple dans la lutte contre la pêche illégale, aussi bien localement que mondialement. La Tanzanie a montré la voie au monde entier« , a déclaré le directeur de campagnes de Seai Shepherdi Global, Peter Hammarstedt.

Deux palangriers arrêtés pour pêche illégale d’ailerons de requin

Des patrouilles dans la zone économique exclusive (ZEE) tanzanienne, auparavant en dehors de la juridiction des autorités de pêche, ont conduit à l’arrestation de deux navires de pêche battant pavillon étranger pour pêche illégale d’ailerons de requin. À bord de l’un des navires, le Buah Naga 1, les forces de l’ordre tanzaniennes ont découvert une arme à feu non déclarée dont le capitaine se servait pour menacer son équipage. À l’heure actuelle, le capitaine, l’armateur et l’agent maritime du Buah Naga 1 sont toujours en détention et font l’objet d’accusations criminelles.

Dix-neuf navires de pêche condamnés à une amende pour s’être soustraits à la justice

Depuis l’arraisonnement de deux navires de pêche et la condamnation à une amende de 19 milliards de shillings tanzaniens (6 865 160 euros) de dix-neuf autres navires qui avaient fui la Tanzanie pour éviter les inspections post-pêche obligatoires, on n’a observé pratiquement aucune activité de pêche dans les eaux tanzaniennes.

L’équipe d’intervention multi-agences (la MATT, Multi-Agency Task Team), dirigée par le service de police de la Tanzanie (Tanzania Police Force), comprend les services forestiers tanzaniens (TFS), la Division de la faune sauvage, la Division des pêches, ainsi que les services de renseignement et de sécurité tanzaniens. Celle-ci estime que ces 19 navires en règle ont fui le pays parce qu’ils transportaient des cargaisons illégales d’ailerons de requin, alors qu’ils ne possédaient qu’une licence pour pêcher le thon.

Vingt-sept boutres arrêtés pour contrebande

Depuis le début de l’Opération Jodari, l’Ocean Warrior a également surveillé les routes les plus fréquentées par les contrebandiers entre l’île de Zanzibar et la partie continentale de la Tanzanie.

Vingt-sept boutres – ces bateaux de marchandise traditionnels qui commercent habituellement dans l’océan Indien – ont été arrêtés pour avoir fait passer des chargements illégaux de bois de mangrove destinés à être vendus sur le marché noir et pour la traite de personnes, entre autres accusations.

La loi tanzanienne protège strictement les marais à mangroves, car ce sont des habitats essentiels pour de nombreuses espèces de mollusques et de poissons qui y fraient et s’y nourrissent. Ces milieux sont donc également importants pour l’économie des communautés locales, en particulier les pêcheurs artisanaux.

Malgré les efforts assidus du gouvernement tanzanien pour protéger ces marais à mangroves, l’exploitation abusive de certaines zones a rendu la régénération naturelle impossible sans l’intervention des services de l’État. Le démantèlement des opérations de contrebande de bois en mer représente une part importante de cette intervention humaine et a permis de fournir des renseignements pouvant être utilisés par les autorités pour entreprendre des opérations à terre contre le commerce très lucratif de la contrebande du bois de mangrove.

Opération Jodari

L’Opération Jodari vise à contrôler toutes les activités des navires évoluant dans les eaux tanzaniennes, en arraisonnant ceux suspectés de pêche INN et en formant les agents tanzaniens au suivi, au contrôle et à la surveillance (MCS) de la pêche dans les eaux territoriales, notamment l’inspection des bateaux et les procédures d’abordages.

À bord de l’Ocean Warrior de Sea Shepherd, les forces de l’ordre, les autorités tanzaniennes de pêche hauturière, la marine tanzanienne, l’agence tanzanienne pour le contrôle des stupéfiants et une équipe d’intervention multi-agences (la MATT) travaillent aux côtés du capitaine Adam Meyerson et de l’équipage de Sea Shepherd pour surveiller les eaux territoriales de Tanzanie. Les représentants de la loi ont le droit d’aborder, d’inspecter et d’arrêter les navires qui violent la loi tanzanienne. L’équipe d’intervention multi-agence (la MATT), dirigée par le service de police de la Tanzanie (Tanzania Police Force), comprend les services forestiers tanzaniens (TFS), la Division de la faune sauvage, la Division des pêches, ainsi que les services de renseignement et de sécurité tanzaniens. Sa mission consiste à surveiller les individus et les réseaux à la tête de la criminalité environnementale et du commerce illégal d’espèces sauvages.

On estime qu’entre 11 et 26 millions de tonnes de poissons sont capturés annuellement à travers le monde par la pêche INN. Les pays en développement sont particulièrement vulnérables ce type de pêche, au profit de laquelle la région de l’océan Indien occidental perd chaque année environ 1 milliard de dollars.

Il est également important de mentionner le soutien de Fish-i-Africa dans l’Opération Jodari. En effet, ce partenariat entre huit pays d’Afrique de l’Est (dont les Comores, le Kenya, Madagascar, la République de Maurice, le Mozambique, les Seychelles et la Somalie) favorise l’échange d’informations et la coopération régionale pour lutter contre la pêche illégale de grande envergure dans l’océan Indien occidental.

La course-poursuite d’un navire braconnier de légine se termine par une arrestation en Indonésie

Le matin du 6 avril, un navire de la marine indonésienne a intercepté le F/V STS-50, un navire de braconnage de légine apatride qui s’était évadé de la baie de Maputo, au Mozambique, le 17 mars, alors qu’il était en garde légale. Cette arrestation marque la fin d’une incroyable course-poursuite de trois semaines dans l’océan Indien, où les efforts coordonnés de Fish-i Africa, du Project Scale d’Interpol, des Fusion Centers de Madagascar et Singapour, de Sea Shepherd, de la République unie de Tanzanie et de la République d’Indonésie ont finalement mené ce braconnier notoire devant la justice.

Le STS-50, un navire braconnier de légine australe et antarctique figurant sur la liste noire d'INTERPOL et visé par une ''notice violette''. Photo : Jax Oliver/Sea ShepherdLe STS-50, un navire braconnier de légine australe et antarctique figurant sur la liste noire d’INTERPOL et visé par une  »notice violette ». Photo : Jax Oliver/Sea Shepherd

Le F/V STS-50, un navire braconnier de légines australe et antarctique bien connu des autorités, a été arrêté en République du Mozambique pour avoir présenté des certificats d’enregistrement falsifiés, prétendant appartenir à la République du Togo. Les inspecteurs ont découvert 600 filets maillants à bord, alors que ce matériel de pêche est interdit par la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR).

Le F/V STS-50, inscrit depuis 2016 sur la liste noire de la CCAMLR et visé par une notice violette d’INTERPOL pour la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), est mieux connu sous des noms qu’il a portés par le passé : « Ayda« , « Sea Breez 1 » ou encore « Andrey Dolgov« .

Le Mozambique a demandé l’aide de tous les pays membres de Fish-i Africa pour appréhender le navire fugitif. Huit pays d’Afrique de l’Est (dont les Comores, le Kenya, Madagascar, la République de Maurice, le Mozambique, les Seychelles et la Somalie) font aujourd’hui partie de Fish-i Africa, un partenariat qui favorise l’échange d’informations et la coopération régionale pour lutter contre la pêche INN.

L’Ocean Warrior, un navire de Sea Shepherd patrouillant actuellement en Tanzanie contre la pêche INN dans le cadre de l’Opération Jodari avec des agents de l’autorité de la pêche en eau profonde, de la marine tanzanienne et de l’équipe spéciale multi-agences (MATT), a été chargé par la MATT d’intercepter le F/V STS-50.

« C’est une belle initiative de la part du gouvernement tanzanien d’avoir pris la responsabilité de poursuivre le F/V STS-50 au-delà de sa juridiction nationale, faisant ainsi preuve d’un leadership énorme dans la lutte régionale contre la pêche INN« , a déclaré Peter Hammarstedt, directeur des campagnes de Sea Shepherd Global.

Pendant plusieurs jours, le F/V STS-50 a été poursuivi dans les eaux des Seychelles, où la marine tanzanienne n’avait malheureusement pas le pouvoir d’arraisonner et d’inspecter le navire fugitif. Cependant, des photos et d’autres preuves recueillies au cours de la poursuite – par exemple, le cap et la vitesse du STS-50 – ont été transmises aux autorités indonésiennes et ajoutées aux renseignements dont elles disposaient déjà, leur permettant ainsi d’intercepter et d’arrêter le navire.

L'équipage de Sea Shepherd et leurs partenaires tanzaniens à bord de l'Ocean Warrior dans le cadre de l'Opération Jodari. Photo de Jax Oliver/Sea ShepherdL’équipage de Sea Shepherd et leurs partenaires tanzaniens à bord de l’Ocean Warrior dans le cadre de l’Opération Jodari. Photo de Jax Oliver/Sea Shepherd

À la poursuite de navires de braconniers notoires : une histoire collective

De 2014 à 2016, Sea Shepherd a mené l’opération Icefish, une campagne visant à faire tomber les « Bandit Six ». Ce groupe, formé par les six derniers opérateurs de pêche illégaux braconnant la légine à travers l’Antarctique, a fait les gros titres lors de la poursuite historique (longue de 110 jours) du Thunder par les navires Bob Barker et Sam Simon, battant le pavillon Sea Shepherd. Le Thunder a finalement été coulé par son propre capitaine dans le but de détruire des preuves, tandis qu’un autre des « Bandit Six », le Viking, a été intercepté et coulé par la marine indonésienne.

L’opération Icefish a mené les gouvernements à prendre des mesures qui ont entraîné la disparition du reste des « Bandit Six ». Toutefois, il semblerait que le F/V STS-50 ait suivi leurs traces en démarrant des opérations de braconnage dans l’océan Austral.

Sea Shepherd félicite le gouvernement indonésien, la marine indonésienne et le ministère indonésien des Affaires maritimes et de la Pêche d’avoir montré l’exemple dans l’application de la loi sur la pêche. Sous la direction du ministre Susi Pudjiastuti, les autorités indonésiennes ont saisi et détruit 363 bateaux de pêche illégale.

Lors d’une conférence de presse à Jakarta, Susi Pudjiastuti a souligné que « le gouvernement indonésien pourrait saisir le STS-50 afin de l’utiliser pour le bien public ou encore le démolir, comme il l’avait fait avec le Viking. Le sort de ce navire doit être décidé au plus tôt ».

« Cette course-poursuite dans l’océan Indien et l’arrestation du navire de pêche F/V STS-50 qui a suivi sont un bel exemple de ce qui est rendu possible par la coopération entre les gouvernements, les forces de l’ordre et la société civile dans la lutte contre la pêche INN« , a déclaré Peter Hammarstedt. « Sea Shepherd soutient pleinement l’approche pragmatique de l’Indonésie à l’égard des braconniers et est très heureux que le STS-50 soit maintenant aux mains de l’Indonésie. Sea Shepherd est également fier d’avoir contribué à la poursuite et à l’appréhension de ce navire braconnier notoire dans le cadre de son partenariat avec le gouvernement tanzanien, en lui fournissant des renseignements récoltés par l’Ocean Warrior.

Le F/V Viking, coulé par les autorités Indonésiennes en 2016. Photo de Gary Stokes/Sea ShepherdLe F/V Viking, coulé par les autorités Indonésiennes en 2016. Photo de Gary Stokes/Sea Shepherd

Des trafiquants de bois de mangrove arrêtés lors de la deuxième patrouille de l’Opération Jodari

Une patrouille en mer de 20 jours entreprise conjointement par les autorités tanzaniennes, Fish-i Africa et Sea Shepherd à bord de l’Ocean Warrior a permis l’arrestation de dix navires, dont sept appartiennent à un réseau de trafiquants de bois qui dévastent les mangroves d’Afrique de l’Est.

Depuis l’arrestation de trois navires pour délits de pêche et la condamnation à une amende de 19 milliards de Shillings tanzaniens (6 865 160 euros) de 19 autres navires qui avaient fui la Tanzanie pour éviter les contrôles post-pêche obligatoires, il n’y a eu pratiquement aucune activité de pêche observée dans les eaux tanzaniennes. Ainsi, l’Ocean Warrior a passé deux semaines à surveiller une tristement célèbre route de contrebande entre l’Île de Zanzibar et la partie continentale de la Tanzanie.

Pendant les patrouilles, sept boutres ont été arrêtés pour avoir fait passer des chargements illégaux de bois de mangrove sur le marché noir. Les boutres sont des bateaux de marchandise traditionnels qui commercent souvent dans l’Océan Indien.

La loi tanzanienne protège strictement les forêts de mangrove, car ce sont des habitats essentiels pour de nombreuses espèces de coquillages et de poissons qui y fraient et y naissent. Ces milieux sont donc également importants pour les communautés locales, en particulier les pêcheurs artisanaux.

Malgré les efforts sensibles du gouvernement tanzanien pour protéger ces vastes marais de mangrove, certaines zones ont été tellement exploitées que la régénération naturelle est impossible sans l’intervention des services de l’Etat. Le démantèlement des opérations de contrebande de bois en mer représente une part importante de cette intervention humaine et fournit des renseignements qui peuvent être utilisés par les autorités pour s’attaquer aux opérations à terre du commerce très lucratif de bois de mangrove de contrebande.

Les sept boutres et leurs chargements ont été confisqués et leurs capitaines arrêtés. Le capitaine de l’un des boutres a délibérément coulé son bateau alors qu’il était tracté par l’Ocean Warrior, pour créer un climat de confusion et tenter de permettre aux autres boutres remorqués de s’échapper. L’équipage du boutre a été secouru et le capitaine poursuivi en justice, soupçonné d’obstruction à une enquête criminelle.

Les autorités tanzaniennes ont également arrêté le capitaine pakistanais d’un cargo suspecté d’infraction aux lois tanzaniennes sur l’immigration, et deux boutres qui transportaient au total 71 personnes, dont 12 enfants, dans des embarcations inadaptées à la mer, sans papiers d’enregistrements ni équipements de survie tels que des gilets de sauvetage.

Au total, dix bateaux ont été arrêtés au cours de la deuxième patrouille de Sea Shepherd en partenariat avec les autorités tanzaniennes et le support de Fish-i Africa.

La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) est finalement un problème de sécurité maritime. Les braconniers d’ailerons de requins qui ont été arrêtés durant la première patrouille de l’Opération Jodari exploitent les mêmes failles de suivi, de contrôle et de surveillance que les autres réseaux criminels : trafiquants de drogues, trafiquants d’humains et, dans ce cas, trafiquants de bois”, a déclaré le Capitaine Peter Hammarstedt, directeur des campagnes de Sea Shepherd Global. “L’Opération Jodari produit un énorme impact car elle montre qu’un navire de patrouille civil parvient à traduire des bateaux de pêche illégale devant la justice et à démanteler des routes de contrebande utilisées pour perpétrer d’autres crimes environnementaux.

A propos de l’Opération Jodari

Le but de L’Opération Jodari est de contrôler toutes les activités des bateaux situés dans les eaux tanzaniennes, en abordant ceux suspectés de pêche INN et en formant les agents tanzaniens au suivi, au contrôle et à la surveillance (MCS) de la pêche dans les eaux du pays, notamment par l’inspection des bateaux et les procédures d’abordages.

A bord de l’Ocean Warrior de Sea Shepherd les agents chargés de l’application de la loi, avec l’Autorité de pêche en eau profonde, la Marine tanzanienne, l’Agence de répression des drogues et l’équipe d’intervention inter-agences travaillent avec le capitaine Adam Meyerson et l’équipage de Sea Shepherd pour arpenter les eaux territoriales de Tanzanie. Les agents chargés de l’application de la loi ont autorité pour aborder, inspecter et arrêter les navires qui violent la loi tanzanienne. La MATT est dirigée par la police tanzanienne et regroupe les Services tanzaniens de la Forêt, le Département Nature, le Département Pêche et le Service de renseignement et de sécurité de Tanzanie. Elle a été formée pour cibler les individus et les réseaux qui contrôlent le crime environnemental dans la région et le commerce illégal d’espèces sauvages.

Il est estimé qu’entre 11 et 26 millions de tonnes de poissons sont capturées dans le monde chaque année par la pêche INN. Les pays en développement sont particulièrement vulnérables à la pêche INN, qui fait perdre environ 1 milliard de dollars à la région occidentale de l’Océan Indien chaque année.

L’Opération Jodari est soutenue par Fish-i Africa, partenariat de huit pays d’Afrique de l’est (les Comores, le Kenya, Madagascar, île Maurice, le Mozambique, les Seychelles et la Somalie) qui promeut le partage d’informations et la coopération régionale pour lutter contre la pêche illégale de grande ampleur dans l’ouest de l’Océan Indien.

L’Opération Jodari est le quatrième partenariat entre Sea Shepherd et les Etats côtiers d’Afrique qui ont la volonté politique de mettre un terme à la pêche INN.

Depuis février 2017, Sea Shepherd assiste le gouvernement du Libéria dans le cadre de l’Opération Sola Stella pour s’attaquer à la pêche INN en mettant à disposition un navire de patrouille civile qui opère dans les eaux libériennes, sous la direction du Ministère libérien de la Défense. L’Opération Sola Stella a conduit à l’arrestation de dix bateaux pour pêche INN.

En 2016, Sea Shepherd a noué un partenariat avec le gouvernement du Gabon pour l’Opération Albacore, donnant lieu à 80 inspections de navires de pêche en mer et l’arrestation consécutive de cinq chalutiers congolais INN ainsi que d’un palangrier espagnol INN. L’Opération Jodari s’inscrit dans le prolongement de l’engagement de Sea Shepherd à travailler activement avec les gouvernements nationaux et leurs agents chargés de l’application de la loi dans la lutte contre la pêche INN.

Tous en cordée. L’Ocean Warrior escorte les boutres vers les bureaux de la police maritimeTous en cordée. L’Ocean Warrior escorte les boutres vers les bureaux de la police maritime

Opération Jodari : Les autorités tanzaniennes infligent plus de 6 millions d’euros d’amendes à une flotte de navires de pêche étrangers

Pour afficher leur intransigeance à propos des récentes mesures répressives contre les activités illégales perpétrées à bord de bateaux de pêche dans leurs eaux territoriales, les autorités tanzaniennes ont infligé plus de 6 millions d’euros d’amendes à une flotte de 19 bateaux immatriculés à l’étranger, qui ont fui la Tanzanie sans se soumettre aux inspections requises.

Quelques semaines après qu’une patrouille menée par des agents des forces de l’ordre tanzaniens accompagnés de membres de Fish-I Africa postés secrètement à bord du navire M/Y Ocean Warrior de Sea Shepherd a permis l’arrestation de trois bateaux de pêche, le Ministère tanzanien de l’élevage et de la pêche a infligé des amendes d’un montant total de 19 milliards de shillings tanzaniens (6 865 160 EUR) à 19 autres bateaux de pêche.

Forces de l’ordre tanzaniens et des inspecteurs au port de Mtwara. Photo de Jax Oliver/Sea ShepherdForces de l’ordre tanzaniens et des inspecteurs au port de Mtwara. Photo de Jax Oliver/Sea Shepherd

Les 19 navires appartiennent à une flotte de 24 palangriers qui, bien que munis d’une licence de pêche en eaux tanzaniennes, ont fui ces eaux territoriales dès qu’ils ont eu vent des inspections menées à bord des bateaux.

Les premiers abordages et inspections ont révélé qu’au moins deux des 24 bateaux de pêche transportaient des ailerons de requins qui excédaient de loin les carcasses présentes à bord. D’après la loi tanzanienne, le nombre d’ailerons doit correspondre au nombre de corps de requins.

Un des bateaux, le F/V Tai Hong 1 sous pavillon chinois, a été arrêté pour possession d’ailerons de requins mais aussi pour avoir privé d’eau et de nourriture les pêcheurs tanzaniens employés à bord et qui étaient logés dans une petite pièce non ventilée munie de seulement deux lits pour douze hommes.

Après l’arrestation du F/V Tai Hong 1, les données de localisation obtenues à travers les systèmes de navigation des bateaux ont montré un exode massif de la flotte légale depuis les eaux tanzaniennes vers la haute mer, hors de la juridiction des patrouilles tanzaniennes.

La loi tanzanienne impose aux bateaux de pêche de communiquer leurs activités à l’un des quatre ports tanzaniens compétents pour une inspection post-pêche avant de quitter les eaux territoriales. Ces inspections doivent vérifier que les bateaux sont conformes aux termes de leur licence.

Sur les 24 bateaux de pêche en eau profonde autorisés à pêcher en Tanzanie, 19 ont évité les inspections en quittant les eaux de Tanzanie et ont maintenant été condamnés chacun à une amende d’un milliard de shillings tanzaniens par le Ministère de l’élevage et de la pêche. Un milliard de shillings tanzaniens valent environ 360 000 euros.

Les propriétaires du bateau de pêche ont 14 jours pour payer, sans quoi des poursuites judiciaires seront engagées.

« Il est hautement suspect que des navires munis des autorisations pour pêcher légalement évitent délibérément les inspecteurs tanzaniens et se cachent en haute mer. Après l’arrestation du F/V Tai Hong 1, on peut raisonnablement penser que les inspections auraient mis au jour d’autres cargaisons d’ailerons de requins. L’arrestation de trois bateaux de pêche pour crimes de pêche et la fuite de 19 autres navires devant les autorités, montrent l’importance des abordages et des inspections en mer de bateaux de pêche et souligne les premiers succès de l’Opération Jodari. Sea Shepherd félicite le gouvernement tanzanien d’avoir pris des mesures énergiques qui montrent que les bateaux de pêche qui tentent de fuir l’Ocean Warrior n’échapperont pas à la poigne de la justice tanzanienne », a déclaré le capitaine Peter Hammarstedt, directeur des campagnes de Sea Shepherd Global.

L’Opération Jodari vise à contrôler toutes les activités des navires présents dans les eaux de Tanzanie, en abordant ceux qui sont suspectés de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) et à former les agents tanzaniens au suivi, au contrôle et à la surveillances (MCS) de la pêche dans le pays, notamment à travers des procédures d’inspections et d’abordage.

A bord du navire Ocean Warrior de Sea Shepherd, les agents chargés de l’application de la loi, avec l’Autorité de pêche en eau profonde, la Marine tanzanienne, l’Agence de lutte contre les stupéfiants et l’équipe d’intervention inter-agences (MATT) collaborent avec le capitaine Adam Meyerson et l’équipage de Sea Shepherd pour patrouiller dans les eaux souveraines de Tanzanie. Les agents chargés de l’autorité judiciaire ont le pouvoir d’aborder, inspecter et arrêter les bateaux qui violent la loi du pays. La MATT est dirigée par la force de police tanzanienne et comprend les services forestiers de Tanzanie, la division de la faune, la division des pêches et le service de renseignement et de sécurité de la Tanzanie. Il a été créé pour cibler les individus et les réseaux qui contrôlent la criminalité environnementale dans la région et le commerce illégal d’espèces sauvages.

L’Opération Jodari est soutenue par Fish-I Africa, un partenariat de huit pays d’Afrique de l’est (les Comores, le Kenya, Madagascar, Île Maurice, le Mozambique, les Seychelles et la Somalie) qui promeut le partage d’informations et la coopération régionale pour lutter contre la pêche illégale industrielle dans l’ouest de l’Océan Indien.

Selon les estimations, entre 11 et 26 millions de tonnes de poissons sont capturées chaque année au niveau mondial à travers la pêche INN. Les pays en développement sont particulièrement vulnérables à la pêche INN, qui fait perdre environ 1 milliard de dollars à la région occidentale de l’Océan Indien chaque année.

L’Opération Jodari est le quatrième partenariat entre Sea Shepherd et les Etats côtiers africains qui font montre de volonté politique pour mettre fin à la pêche INN, parmi lesquels le Gabon (Opération Albacore) et le Libéria (Opération Sola Stella).

L’OCEAN WARRIOR agit conjointement avec la Police du Timor Oriental et permet l’arrestation de toute une flotte de braconniers de requins

L’Opération Apex Harmony – campagne globale de défense des requins de Sea Shepherd lance une mission au Timor Oriental à l’appel des habitants du pays, inquiets de la présence dans leurs eaux d’une flotte de pêche suspecte.

Le 15 septembre 2017, Timor oriental (Timor-Leste), Asie du Sud-Est – une opération conjointe menée à l’aube du 9 septembre par Sea Shepherd et la Police Nationale du Timor oriental (PNTL – Polícia Nacional de Timor-Leste) s’est soldée par l’arraisonnement de la flotte de pêche de Hong Long Fisheries et Pingtan Marine Enterprises, qui mouillait au large de la côte de Com, au Timor oriental.

L’équipage de Sea Shepherd documentant les tonnes de requins morts dans la soute. Photo Jake Parker/Sea Shepherd

À la demande de la PNTL, l’Ocean Warrior, patrouilleur de Sea Shepherd et sa petite embarcation rapide ont transporté des policiers armés à bord du navire ainsi que des drones servant à recueillir des informations au long de l’opération. Une fois que la PNTL eut pris le contrôle des navires, les membres d’équipage de Sea Shepherd ont apporté leur aide en couvrant la prise à leur bord, confirmant les soupçons selon lesquels la flotte avait pour objet non la pêche industrielle, mais la pêche au requin.

Après avoir passé les deux dernières semaines à traquer les quinze navires de la flotte, l’Ocean Warrior les a trouvés à 150 km au sud du Timor oriental, pêchant au moyen de filets maillants ancrés destinés à prendre des espèces d’eaux profondes, tels les requins. Sea Shepherd a recueilli des images des navires relevant leurs filets ; leur prise s’est révélée constituée à 95 % de requins, ainsi que d’importants débris de coraux.

Gary Stokes et l’officier de la PNTL dans la chambre frigorifique du navire avec un requin léopard. Photo Jackson Oliver/Sea Shepherd

Liens avec le navire saisi le mois dernier aux Galápagos

En février, la même flotte avait été observée au Timor oriental, où elle déchargeait d’énormes quantités de requins sur un vaisseau-mère, le Fu Yuan Yu Leng 999. Il n’y eut guère de mesures prises, pour ne pas dire aucune, en dépit de l’indignation publique. Le Fu Yuan Yu Leng 999 a fait les gros titres de la presse internationale le mois dernier, lorsqu’il a été immobilisé à l’intérieur du parc national des Galápagos, à son bord 300 tonnes de requins obtenues de quatre palangriers appartenant à Hong Long Fisheries et Pingtan Marine Enterprises. L’équipage du Fu Yuan Yu Leng 999 est à présent emprisonné en Équateur et le navire, saisi et destiné à la vente.

C’est aussi à la société propriétaire du Fu Yuan Yu Leng 999, Hong Long Fisheries, qu’appartiennent les quinze navires à l’œuvre au Timor oriental, bien que Pingtan Marine Enterprises, inscrite au Nasdaq des États-Unis, ait annoncé à ses actionnaires être également propriétaire de ces quinze navires et de leur licence. Ces entreprises de pêche sont étroitement liées par des relations complexes ; toutes deux ont leur siège à Fuzhou, en Chine, et appartiennent aux familles Zhou. Pingtan a été bannie d’Indonésie en 2014 par la ministre de la Pêche, Susi Prudjiastuti, et il lui est toujours interdit d’y revenir.

L’Ocean Warrior et la flotte du Fu Yuan Yu près de la côte du Timor Oriental. Photo Jake Parker/Sea Shepherd

La campagne de Sea Shepherd au Timor oriental

C’est suite aux appels publics d’habitants du Timor oriental, se déclarant incapables de savoir à quoi était occupée cette flotte, invisible des côtes, que Sea Shepherd a décidé d’envoyer l’Ocean Warrior en mission de reconnaissance, afin de recueillir et d’enregistrer des éléments de preuve. Ces éléments de preuve ont été transmis aux autorités et aux citoyens du Timor oriental, dans l’espoir qu’ils puissent à l’avenir annuler des licences, quand elles faisaient l’objet de tels abus.

Les inspections du 9 septembre ont permis de recueillir tout un ensemble d’images et de données partagées avec la PNTL ainsi que d’autres autorités. Gary Stokes, directeur de campagne et directeur de Sea Shepherd Global pour l’Asie, a de plus rencontré ce jour l’ancien Premier ministre et président du Timor oriental, le prix Nobel de la Paix José Ramos-Horta : « Il faut mettre fin aux activités de pêche étrangères peu scrupuleuses au Timor-Leste, » a déclaré Ramos-Horta. « Nous devons protéger nos ressources naturelles, c’est un affront. »

À l’heure de la diffusion de ce communiqué, l’Ocean Warrior surveille la flotte, qui mouille près de Vemasse, sur la côte nord, attendant l’avitaillement. La crainte de Sea Shepherd est que la flotte puisse reprendre la fuite, en raison d’importants accords financiers signés par des fonctionnaires corrompus pour qu’elle soit relâchée. « Hélas, l’excellent travail accompli par la PNTL et par Sea Shepherd sera vain et ces terroristes des mers échapperont une fois de plus à la justice, » déplore Gary Stokes.

Le Dr Jose Ramos-Horta et Gary Stokes, directeur de Sea Shepherd Asia. Photo Sea Shepherd

Braconniers et violations en matière de filets maillants dérivants

Sea Shepherd a trouvé une flottille supplémentaire, de trois navires, appartenant à Hong Dong Pelagic Fisheries en train de pêcher illégalement dans la même zone. En dépit d’une licence accordée par le Timor oriental, on l’a observée déployer plus de 2 x 10 km de filets maillants dérivants par bateau, bien plus que les 2,5 km maximum autorisés par les lois internationales. Sea Shepherd remplira un rapport détaillant ses découvertes à l’État dans lequel sont immatriculés ces navires, ainsi qu’à Interpol, à la CITES, à la CTOI ainsi qu’à d’autres autorités concernées.

L’année dernière, six navires pratiquant illégalement la pêche au filet maillant dérivant ont été trouvés dans l’océan Indien par un navire de Sea Shepherd, qui a fait appel à la Chine pour traduire en justice ces opérations de braconnage privé. La Chine, qui prend très au sérieux la pêche INN, a immédiatement ouvert une enquête et rappelé ces bateaux afin qu’ils soient inspectés. « Elle a découvert que trois des six navires pratiquaient une pêche illégale, a poursuivi l’entreprise et annulé la licence de pêche des capitaines, » relate Gary Stokes. « Nous espérons que la Chine adoptera ces mêmes mesures strictes à l’encontre de ces navires contrevenants. »